Depuis 2020, Max Balquier poursuit son aventure musicale avec Brazzier, son projet solo porté par une énergie singulière. Son premier album, Lignes futures, largement salué par la critique, l’avait déjà imposé comme une voix à suivre. Cinq ans plus tard, l’artiste rennais revient sur le devant de la scène avec After, un disque qui signe le retour des guitares électriques, d’un chant plus affirmé et de collaborations finement choisies. Fidèle à l’esprit de son précédent opus, ce nouvel album s’ouvre pourtant à des nuances plus organiques et solaires, révélant une facette encore inédite. Max célébrera cette sortie comme il se doit lors d’une release-party au Bistrot de la Cité, ce samedi 29 novembre.

____________INTERVIEW____________
ALTER1FO : Bonjour Max ! Quand as-tu ressenti l’envie de te remettre au turbin, et de créer cet album ? Était-ce pour toi une nécessité, une évidence ?
BRAZZIER : Bonjour Alter1fo ! Oui, c’est vital. Ces cinq dernières années, j’avoue être passé par toute sorte d’émotions et çela m’a fait beaucoup de bien d’écrire, de composer. Il y a un côté exutoire. C’est une sorte de tome II après « Lignes Futures » sorti en 2020. L’enjeu sur cet album était d’écrire des paroles positives sans être mièvre.
Ton album précèdent est sorti en novembre 2020, After paraît lui aussi en novembre. Est-ce une simple coïncidence du calendrier, ou bien faut-il y voir une logique plus profonde, presque cyclique, dans ton parcours artistique?
Oui, j’ai remarqué ça aussi. Je ne sais pas pourquoi, mais quasi tous mes albums sortent en novembre, quand il fait froid et qu’il pleut (rires) ! Sortir un nouvel album, c’est comme fermer une parenthèse : celle-ci aura duré 5 ans !
La genèse des morceaux s’est-elle faite durant une période créative intense, ou bien se sont-ils patiemment façonnés au fil des mois, peut-être des années, comme un travail de longue haleine ?
Je les ai écrits et composés entre 2022 et 2024, il me faut toujours au moins 3 ans pour créer un album. La rencontre avec James Aparicio, qui a assuré le mixage/mastering, a été décisive pour faire avancer le projet : jusque-là, les titres restaient en suspens, inachevés, il manquait des guitares par ici, des chants par là. Nous nous sommes contactés via Instagram. Il m’a dit qu’il avait un créneau de libre et qu’il lui fallait 2 titres finalisés rapidement, ce que je me suis empressé de faire. Et on a fonctionné comme ça pour l’ensemble de l’album. Pendant une année, je lui envoyais mes tracks au fil de l’eau, sans pression, mais avec l’idée de ne pas y passer non plus une éternité.
D’ailleurs, à quel moment juges-tu qu’un morceau est assez abouti pour passer à l’étape cruciale du mixage et du mastering ?
Il y a des morceaux assez épurés comme « Le monde est beau » qui peuvent être écrits en une soirée ; d’autres comme « Une autre vie » très riche en sonorités, en breaks peuvent prendre des mois à être finalisés. Fun fact à ce sujet : les paroles qu’on entend sur « Le monde est beau » ont été enregistrées sur le titre « Une autre vie », c’était le même titre à la base, et ça a donné des déclinaisons complètement différentes, tout en gardant les mêmes notes fondamentales. J’ai juste fait un copier-coller de l’un vers l’autre et ça a super mieux fonctionné.
Il m’est arrivé sinon d’avoir de nouvelles idées et de contacter James Aparicio à l’arrache pour les intégrer au mix. Un morceau n’est même pas définitivement terminé une fois gravé sur disque. « L’amour » par exemple a une seconde vie en live, il est beaucoup plus rock et enjoué, avec une batterie et des guitares qui envoient grave !
Puisque tu en as parlé, peux-tu nous expliquer ton choix de faire appel à James Aparicio ?
J’ai découvert James grâce au travail remarquable de mixage et de mastering qu’il avait réalisé sur l’album d’un autre Rennais, Sarakiniko. Il a bossé avec des artistes qui sont des références pour moi (Mogwaï, Nick Cave, Depeche Mode, Liars etc.). Quand il a écouté mes morceaux, il a rapidement compris mes attentes. Ses premières propositions étaient très marquées par une esthétique anglaise — beaucoup de reverb, des voix assez en retrait — mais ce n’était pas ce que je recherchais. Je n’ai aucune compétence en mixage : équilibrer les fréquences pour que la basse ne masque pas le kick, trouver la juste place de chaque instrument, gérer la stéréo… tout cela demande un savoir-faire que je n’ai pas. J’avais donc besoin de quelqu’un pour prendre en charge cette partie, et en même temps apporter une oreille extérieure à mon projet. Le mastering, lui, permet de faire en sorte que le disque sonne correctement sur différents systèmes d’écoute. Certains le font de manière grossière pour que ça tabasse, d’autres privilégient la dynamique …il faut trouver la personne qui saura faire sonner ta musique comme toi tu l’entends dans ta tête.
Tu as souvent revendiqué une démarche très solitaire dans la création. Pour After, as-tu de nouveau composé, joué et enregistré l’ensemble seul, ou bien as-tu ouvert ton processus à des regards extérieurs, des collaborations ou des conseils ?
J’ai tout fait et sollicité l’avis de mon frère une fois les titres pré-mixés. On a toujours été cash l’un envers l’autre donc ça évite les malentendus mais pas les bastons ! (rires…)
Sur ce nouvel album, on remarque que ta voix s’impose avec davantage de présence et de relief qu’à tes débuts. Est-ce un parti pris dans la production, ou bien une volonté d’affirmer et d’assumer pleinement tes textes ?
Il y a un côté plus affirmé, c’est vrai, c’est cohérent avec l’ensemble du disque qui est plus enjoué aussi. C’est à cause de mon frère justement. Passé la cinquantaine, il est devenu un peu sourd (rires) et j’ai un peu trop écouté son avis, je crois, quand il me disait qu’il ne comprenait pas les paroles !
Comparé à ton premier disque, cet album dégage une atmosphère plus lumineuse, presque solaire, là où régnait auparavant une certaine gravité. Qu’en penses-tu ?
C’est clairement le reflet de mon état d’esprit au moment de l’écrire. Je ne sais pas mentir de toute façon. J’ai souvenir d’un album de Cat Power qui s’appelle « Free », qui était presque joyeux alors qu’elle était en dépression au moment de l’écrire, je serais bien incapable de fonctionner comme ça. Donc ce n’était pas une intention, mais vraiment ce que je vivais qui a donné cette atmosphère.
Tu cites Cat Power… à ce propos, tes influences ont-elles évolué en cinq ans ? Quels artistes ou courants t’ont accompagné dans la gestation de cet album ?
Je ne pense pas être directement influencé par tel ou tel artiste. J’ai pas mal écouté DIIV, Superpoze, Camilla Sparksss, Arab Strap, Rone, Warhaus, She keeps bees, Mansfield Tya, …
Dans After, quelle importance accordes-tu à l’expérimentation sonore ? Est-ce pour toi l’occasion d’élargir ton champ musical et de t’aventurer vers des territoires encore inexplorés ?
Pour cet album, j’ai voulu lui donner une âme différente. « Lignes Futures » était mélancolique, brut, hyper introspectif voire intime. Je n’avais plus cet état d’esprit au moment de composer « After », je voulais quelque chose de plus lumineux, dynamique, optimiste. J’ai ressorti les guitares et j’ai pas mal utilisé l’effet chorus, un effet que je n’avais jamais utilisé, car je le trouvais trop marqué 80’s à la Cure. On m’a souvent associé à la Cold-Wave alors que je suis plutôt un enfant du grunge. Cela dit, je brouille un peu les pistes : il y a un morceau clin d’œil intitulé Pornography sur l’album (rires). Mais c’est surtout DIIV qui m’a réconcilié avec l’usage du chorus. Sinon, il y a toute une plage électronique un peu expérimentale sur le titre « Murmuration »

Comment s’est passé l’enregistrement de l’album ?
J’enregistre tout chez moi, dans une pièce aménagée en studio. C’est très DIY. En général, je compose la musique en MAO, j’ajoute ensuite les guitares et le chant. C’est un album qui est plus ouvert que le précédent album « Lignes Futures ». Cette ouverture, je l’ai voulue aussi vers les autres. J’ai réuni mon trio FRIGO le temps d’un titre instrumental, avec mon frangin Yannick à la basse et Bren à la batterie. Blandine Bescond, une amie poétesse de Brest, chante sur les titres « L’amour » et « Seule », sa voix très féminine et lumineuse marche très bien en duo avec ma voix médium/grave sur ces titres. Marie Etien est aux chœurs sur « Une autre vie » avec une voix bien low et sensuelle, un brin cassée, en support de ma voix dans un même registre.
Sur « L’amour » justement, on perçoit une atmosphère rétro qui rappelle certains duos des années 60/70, à la manière de Bardot/Gainsbourg. Est-ce une référence volontaire de ta part ou plutôt une résonance inconsciente ?
Quand j’étais jeune (parce que je suis vieux désormais) , il y avait du Gainsbourg tous les dimanches chez mes parents donc c’est une référence inconsciente, on va dire 😉. J’aime beaucoup les duos et il y en a un assez mystérieux et mélancolique que j’adore : « Voiture rouge » de The Black Heart Procession et Solbakken. Je suis, en tout cas, très content de « L’amour » qui a un côté assez inattendu dans mon répertoire.
De manière plus générale, comment voient le jour tes collaborations ? Sont-elles plutôt le résultat de rencontres imprévues ou d’envies clairement définies ?
Un peu des deux. J’avais très envie de reformer FRIGO le temps d’un titre, comme un clin d’œil, pour montrer que nous sommes toujours là d’une certaine manière. Blandine et moi échangeons depuis mon premier album sur nos projets respectifs. Elle déborde d’activités : poésie, photographie, expositions, chant…J’avais eu l’occasion d’entendre sa voix sur un projet assez confidentiel (DIV avec un seul ‘I’ de mémoire), et on s’était dit qu’une chanson en mode ping-pong fonctionnerait bien. À l’origine, il n’était pas prévu qu’elle chante sur « Seule ». On a testé rapidement et tout de suite, ça l’a fait ! C’est ce qui manquait à ce titre que je trouvais trop grave. Marie était mon amoureuse, elle disait que j’étais un homme « semi-déconstruit » alors c’était un clin d’œil de chanter ensemble ces paroles : « On construit, déconstruit, reconstruit…Une autre vie », avec l’envie de partager un moment sur disque.

Tout à l’heure, tu indiquais que tu envoyais tes morceaux au fil de l’eau… Mais concrètement, quand est venu le moment d’assembler la playlist de l’album, l’ordre des morceaux s’est-il imposé comme une évidence, ou pas du tout ?
Pour être honnête, l’ordre des morceaux m’a surtout été imposé par le temps de remplissage de la face d’un vinyle. C’était hyper chaud de tout pouvoir placer donc j’ai surtout sorti la calculatrice pour établir la playlist, avec l’idée aussi d’avoir un équilibre homogène. Bon, de toutes façons, dans ce projet solo, je ne discute qu’avec moi-même, donc il n’y a pas trop eu débat (rires)
En choisissant de clore l’album avec le morceau « Le monde est beau », as-tu voulu offrir une note d’optimisme, ou faut-il y déceler une pointe de cynisme derrière cette formule ?
Les deux. Si ce n’était pas moi qui le chantais, on trouverait ce titre objectivement optimiste. Mais j’avoue que c’est un peu cynique aussi quand on connaît mon regard sur l’actualité ou sur le monde en général.
En assumant autant de choses dans la création d’After, n’as-tu pas traversé des moments de doute, des instants où la confiance a vacillé ?
Des moments de doute pas vraiment. C’est plutôt que j’avais beaucoup de morceaux, des bouts de texte, tout un peu en friche et ça a été compliqué à un moment de structurer un peu tout ça. Heureusement, James Aparicio m’a un peu bousculé pour obtenir des titres finalisés.
Est-ce qu’il t’arrive de te replonger dans tes anciens morceaux ? Et si oui, quel regard portes-tu aujourd’hui sur eux ?
Oui. Ça me renvoie aux périodes où je les ai écrits, le sentiment d’écouter un autre moi.
En concert, tu as opté pour le format duo, alors que la boîte à rythmes aurait pu te permettre de jouer seul. Qu’est-ce qui t’a motivé dans ce choix ? Et pourquoi avoir invité Anthony-Mehdi Affari (Mnemotechnic, Mina Raayeb, Nūde) plutôt que ton ancien partenaire de You, Vicious ?
Objectivement, une boîte à rythmes est plus simple à gérer qu’un batteur (rires). Ça prend moins de place, ça ne pique pas tes bières… (rires) ! Mais j’avais envie de proposer une version live très différente, plus rock que sur album. L’énergie et la spontanéité d’Antho apportent énormément au live et c’est quand même plus passionnant de voir la complicité de deux musiciens qui s’éclatent qu’un mec tout seul. On joue à deux tout ce qu’il est possible de jouer et on utilise des samples aussi pour garder sur scène le côté électronique de la musique.
Bren, mon ancien complice de You, Vicious et Frigo, est comme un frère pour moi. Nous sommes en contact presque quotidiennement et nous nous connaissons par cœur sur le plan musical. Mais Bren est très pris par ses autres projets, souvent sur la route, et vit au sud de Nantes. J’avais envie de quelque chose de simple à mettre en place et quelque part, je n’avais pas envie qu’on puisse se dire « ah tiens, encore les deux mêmes sous un autre blaze ». Avec Antho, on se connaît depuis peut-être 20 ans. On s’entend super bien humainement et on s’est souvent dit qu’on finirait par faire quelque chose ensemble. Mnemotechnic s’arrêtait, il avait la disponibilité et la motivation pour Brazzier. On s’est dit que c’était le moment, et la mise en place a été rapide.
Alors que la culture est fragilisée par les restrictions budgétaires, que des festivals comme des associations peinent à sortir la tête de l’eau, est-il devenu plus compliqué, 5 ans après Lignes futures, de produire un album en DIY, sans label, et de décrocher des dates de concerts ?
C’est difficile à comparer. Le premier disque, je l’ai sorti pendant le confinement, à un moment où les labels ne maîtrisaient plus leurs plannings de sortie et ne signaient plus rien, où les disquaires étaient fermés, où il n’y avait tout simplement plus de concerts. Je suis assez habitué à l’esprit DIY pour sortir un disque correctement, on va dire. Pour « After », j’ai le soutien d’artisans indéboulonnables du disque, les warriors de French Wine Records et de KDB records pour le sortir en vinyle, et d’Ideal Crash pour la cassette. C’est Cédric de French Wine et Clem de KDB qui m’ont dit « On s’associe et on met des billes dans l’histoire si tu fais du live » alors que je doutais encore sur ma capacité ou mon envie à me relancer à faire des concerts, et surtout à les chercher. Ils ont eu raison. Finalement, il me faut souvent un coup de pression pour que je me lance.
Oui, c’est devenu plus difficile de trouver des concerts, les lieux adaptés pour diffuser de la musique à un volume suffisamment fort et de qualité sont devenus rares, il y a moins de place pour des premières parties, car les groupes locomotives ont souvent un groupe du même label ou du même tourneur en support. Les programmateurs vont avoir un œil aussi sur le nombre de followers et ta capacité à remplir une salle pour éviter de prendre des risques. Heureusement, il existe encore quelque irréductibles qui sont passionnés et qui ne misent pas que sur la rentabilité assurée des projets pour les programmer. Mais c’est clair que ça devient plus difficile quand il n’y a plus de thunes nulle part. Après, sur Rennes par exemple, quand je vois des groupes comme Pronostic Vital qui jouent absolument partout où ils peuvent jouer, des assos comme Mourir Bête ou bien des rades qui continuent à programmer malgré des plaintes récurrentes de voisinage, je me dis qu’il y a encore de l’espoir.
ps : on pose ça là : Soutien au festival I’M FROM RENNES
Dernière question avant de se quitter : dans l’idéal, quel avenir aimerais-tu voir s’écrire pour cet album ?
L’album est sorti en format physique, les objets sont super beaux : le vinyle bleu, la cassette cyanophyte, le CD 3 volets… C’est déjà top ! Je n’ai pas d’attaché de presse, d’éditeur pour le mettre en visibilité. L’enjeu maintenant, c’est de le faire vivre sur scène sous une forme différente. J’avoue que je n’ai pas beaucoup de temps à consacrer à la recherche de concerts, la musique me nourrit, mais ne me fait pas manger. Pour l’instant, les premiers concerts qui arrivent tiennent surtout aux passionnés défricheurs dont je te parlais à l’instant.
Merci Max et bonne release-party !
After – disponible chez French Wine / KDB / Ideal Crash / Binaire Ordinaire.
Release-party le Samedi 29 Nov au Bistro de la cité
avec Justine Dupont en DJ set, 21h,
Entrée libre
https://fanlink.tv/brazzier
https://www.instagram.com/brazzzzier
https://www.facebook.com/brazzier
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