[Histoire] : Au 23 de la rue d’Inkermann, on feignait d’oublier la guerre d’Espagne…

Nous sommes en 1937. Quartier Arsenal-Redon... Le long de la rue d’Inkermann, il n’est pas rare d’entendre des injonctions dans la langue de Miguel Hernández. Et pour cause ! Au numéro 23, la vieille bâtisse est réquisitionnée par la préfecture d’Ille-et-Vilaine pour héberger une centaine de personnes, principalement des femmes et des enfants, qui ont fui l’Espagne alors en pleine guerre civile. Poussées sur les routes de l’exil, elles font parties de la première vague de réfugié·e·s accueillie  dans notre département avant la terrible ′Retirada′ de 1939. Ainsi et dès que le temps le permet, les enfants ne se privent pas pour aller jouer dehors dans le jardin. Crier, courir, se défouler sont des étapes bien utiles pour essayer de retrouver un semblant d’innocence malgré les horreurs vécues et perpétrées par les adultes de l’autre côté des Pyrénées . Retour sur une histoire trop peu connue.

[Histoire] : L’affaire du gâteau empoisonné, un vaudeville rennais en pleine guerre mondiale !

Dans un ″vaudeville″ traditionnel, on retrouve toujours les personnages de la femme, du mari trompé et de l'amant. Si vous ajoutez à cette liste, un gâteau empoisonné et un suicide raté, vous obtenez alors tous les ingrédients d'une mésaventure rocambolesque qui s'est déroulée entre Rennes et Berlin en pleine seconde guerre mondiale. En 1942, Lydie Fourgeau et son amant, Paul Crossouard ont tenté d'empoisonner Michel Fourgeau, le mari, par arme ″pâtissière″...  Mais rien ne va se passer comme prévu et un innocent décédera dans l'affaire. Dommage collatéral, comme on dit ! On vous raconte cela de manière forcément théâtralisée et romancée.

[Histoire] – « C’est l’incendie, le grand incendie » du Palais Saint-Georges !

« C'est l'incendie, le grand incendie. Y'a l'feu partout... » chantait Noir Dés' dans les années 2000. Celui du Parlement de Bretagne en 1994 restera à jamais gravé dans notre mémoire collective. Pourtant, un incendie peut en cacher un autre. On oublie souvent qu’en plein été 1921, des flammes ravageuses et indomptables ont dévasté le Palais Saint-Georges.