[Du plastique dans les cantines scolaires][2] – Chronologie d’un échec rennais

À Rennes, la cuisine centrale demeure un lieu méconnu, alors qu’elle fournit chaque midi près de 14 000 repas. Dans le quartier Beauregard, la machine industrielle mijote, conditionne et expédie les repas vers plus d’une soixantaine de sites : écoles, crèches, Ehpad, restaurants administratifs. Un système massif, taillé dans le roc pour la cadence et le volume. Réglé comme une montre suisse… jusqu’à ce que la loi EGalim vienne gripper sa belle mécanique.
En effet, depuis le 1er janvier 2025, l’utilisation de contenants en plastique pour la cuisson, le réchauffage ou le service est désormais interdite dans les cantines scolaires, universitaires, ainsi que dans les établissements accueillant des enfants de moins de six ans. Mais
le constat est sans appel aujourd’hui ! Un an et demi après l’échéance fixée par ladite loi, le plastique est toujours présent à Rennes ! Contraintes techniques, délais qui dérapent… La municipalité est encore à chercher comment s’y conformer, et lance en plein été caniculaire un marché public d’aide à la décision « pour l’accélération de la transition vers le sans-plastique en restauration scolaire », et tenter de sortir de cette impasse. Mieux vaut tard que jamais, non ?
Chronologie d’un chantier où le plastique, décidément, n’a rien de fantastique. Ni quand il pend rue Le Bastard pour faire de l’ombre, ni quand il s’invite dans les barquettes des cantines.

Laisser un commentaire

Les champs indiqués par une * sont obligatoires