Goldwave en interview – Jeunes Charrues 2013

Goldwave

La scène caennaise est d’une rare vitalité et Goldwave représente avantageusement cette pépinière de talents. Le groupe est né à l’issu d’un lent processus de maturation : formé en 2009, le quintet donne ses premiers concerts en 2011, dans un souci permanent de présenter un projet abouti. Et à l’écoute de leur premier EP, Nights Lights, on ne peut qu’être surpris par l’étonnante qualité d’ensemble. Deux jours après avoir lancé le festival Art Sonic à Briouze, ils ouvraient la dernière journée du Tremplin : sous un soleil de plomb, ils se sont produits devant un public moins nombreux que les jours précédents. Mais cela ne les a pas empêchés de nous piéger avec leur post-punk glacé et sombre : les compositions sont un parfait mélange de guitares mélancoliques et de nappes de claviers vintage savamment dosées. Et, cerise sur le gâteau, une voix chaude et sensuelle aux accents proches de Matt Berninger (The National). On a rencontré l’ensemble du groupe à la sortie de leur concert. Rencontre.

Goldwave

Alter1fo : Si vous deviez présenter votre groupe en deux ou trois mots seulement, que diriez-vous ?

Goldwave : Groupe de musique (rires)

Plutôt que de vous poser la question de vos influences, si vous deviez chacun citer un album sans lequel vous ne pourriez pas vivre ?

Turn on the Bright Lights d’Interpol

Swim de Caribou

Ok Computer de Radiohead

Play Blessures d’Alain Bashung

Push the Sky Away de Nick Cave

Comment en êtes-vous arrivés au projet Goldwave ?

On était pour la plupart d’entre nous au lycée ensemble : on a commencé à faire de la musique ensemble, à composer ensemble. On a changé de bassiste il y a deux ans et Jen, qui est originaire d’Istanbul, a intégré le groupe.
A la base, c’est vraiment un projet de potes : on a commencé par faire des reprises, on ne faisait pas de concerts au début.

Je suppose que vous êtes soutenus par Le Cargö, je crois aussi par les Tontons Tourneurs ?

Oui, on vient d’intégrer le catalogue des Tontons Tourneurs. On est effectivement accompagné par le Cargö, comme pas mal de groupes à Caen.

Goldwave

Vous y avez fait une résidence pour les Jeunes Charrues ?

Non, parce qu’on a déjà fait plusieurs résidences cette année. Il y en avait une de proposée dans le cadre des Jeunes Charrues, mais on ne se sentait pas le besoin de le faire : on a fait pas mal de résidences, on joue le même set depuis six mois, que ce soit à Bourges ou aux Charrues.

Vous avez enregistré un EP, avec un artwork très réussi : d’où vient cette photo ?

Etienne-Jules Marey, un scientifique qui a travaillé sur le mouvement. C’est une surexposition de plusieurs photos du vol d’un oiseau.

Lorsque vous avez enregistré votre EP : ce sont des morceaux que vous jouiez déjà en live ou bien vous les avez enregistrés puis fait les arrangements ensuite ?

On les a d’abord enregistrés en studio, et on les a joués en live ensuite. Enfin pas pour tous : on jouait depuis longtemps certains morceaux que l’on connaissait très bien. On a décidé d’en supprimer plusieurs, et d’en conserver deux seulement sur l’EP.
On a terminé les autres en studio, parfois dans la douleur : on ne les avait jamais joués en live, ce qui fait que la phase studio a été un peu plus longue que prévu.

Vous avez vu des concerts sur le festival ?

On a vu Neil Young, on s’est aussi bien amusé sur The Roots. Et puis il y a des gros artistes, comme Santana, qu’on n’écoute pas forcément chez nous mais qu’on a envie de voir sur scène.

Vous avez des projets d’enregistrements dans les mois qui viennent ?

On compose en permanence mais on s’y est mis un peu plus sérieusement : on veut des nouveaux morceaux, et on va avoir envie de les enregistrer rapidement. On n’a pas de projet d’album ou de nouvel EP : on veut juste composer pour le moment et voir ce que ça donne.

Vous avez des dates aussi dans les mois qui viennent ?

On avait pas mal de dates en juillet : On va jouer à la Plage de Glazart à Paris et au festival Tout un Foin à Bayeux. Et on va prendre quelques vacances en août (rires).

Merci beaucoup.

Merci beaucoup.

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