Journée Nationale Contre les Violences Carcérales et quinzaine anticarcérale

Journée Nationale Contre les Violences Carcérales et quinzaine anticarcérale

Né à la suite de la dissolution du GENEPI (Groupement étudiant national d’enseignement aux personnes incarcérées), le Collectif Rennais Anti-Carcéral (CRAC) organise ce dimanche 28 mai la Journée Nationale Contre les Violences Carcérales à Rennes. Avec le soutien de plusieurs organisations, une manifestation débutera à 12h30 avec un parloir sauvage, des prises de parole sur le parvis gare sud, en face de la prison des femmes. Elle se finira par un autre parloir sauvage auprès des personnes enfermées au centre de rétention administrative de Rennes/Saint-Jacques-de-la-Lande. Cette journée nationale de mobilisation a été initiée il y a 3 ans en 2020 par Najet Kouaki, mère du jeune Idir Mederess (22 ans) retrouvé, mort, pendu dans sa cellule du quartier disciplinaire (QD) de la maison d’arrêt de Lyon.

Depuis, la situation carcérale en France n’a cessé de se dégrader, malgré les alertes incessantes lancées par Dominique Simonnot, contrôleuse générale des lieux de privation. Dans son rapport annuel publié le 11 mai, elle condamne, « l’inertie » du gouvernement face à la surpopulation carcérale record, et s’alarme d’une « gestion de plus en plus sécuritaire de la rétention administrative des étrangers, où sont parqués – pas d’autre mot – les étrangers en voie d’expulsion ». Le conseil des droits de l’homme des Nations unies pointe également du doigt l’indignité des conditions de détention dans les prisons françaises. Au 1er avril, on comptabilise 73 000 prisonniers enfermés dans les maisons d’arrêt, dont le taux moyen d’occupation dépasse désormais les 142 %. La densité carcérale globale est de 120 % contre 117,1 % il y a un an.

Photo 4. Cellule suroccupée et vétuste dans un centre pénitentiaire.

Plus près de nous, la prison de Rennes-Vezin héberge environ 840 personnes, alors qu’elle a été conçue pour en accueillir 650. Conséquence : une cohabitation forcée, où deux à trois détenus vivent au sein d’une cellule prévue pour un seul homme. Enfin, cela n’est pas un hasard si la bâtonnière du barreau de Rennes fraîchement nommée, l’avocate Catherine Glon, a tenu à visiter avec deux parlementaires le centre pénitentiaire. « Le barreau est préoccupé par les deux décès encore inexpliqués survenus en 2022 à la prison de Rennes-Vezin » Un nouveau décès a été constaté le 20 avril dernier.

https://expansive.info/Entretien-avec-le-CRAC-3970

En amont, de nombreux ateliers sont organisés afin de visibiliser, et de dénoncer le système carcéral « lui-même générateur de violence et de tensions ». Ci-dessous, le programme de cette quinzaine anticarcérale et le texte d’appel à rejoindre la manifestation.

JNCVC%20programme.pdf

Des parloirs sauvages pour amener un peu d’humanité à l’intérieur du CRA de Rennes

Au centre de rétention administrative de Rennes : « On est en train de vivre un enfer sur terre. »

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