Festival BONUS n°6 : nos p’tits bonus à nous !

Comme dirait l’autre « la campagne, ça vous gagne ! ». Pour cette sixième édition, entre spectacles vivants, théâtre, concerts gratuits, marché de la micro-édition,  il y en aura forcément pour tout le monde : familles, curieux, néophytes comme initiés. Le festival « BONUS » par ses propositions fortes et toujours bien choisies nous pousse à réfléchir ensemble sur nos aspirations, nos problématiques contemporaines et nos petits tracas du quotidien. Ne dit-on pas que « le théâtre, c’est la vie; ses moments d’ennui en moins » ? Du coup, on vous présente nos petites préférences à nous parmi les propositions du Joli collectif… en toute subjectivité, forcément.


►► Art 

La célèbre pièce de Yasmina Reza crée en 1994 devenue culte. Joué à travers le monde en plus de 35 langues, ce texte sera réinterprété de manière plus explosive par les collectifs « Tg STAN » et  « Dood paard ». Dans cette nouvelle mise en scène, les comédiens se jouent des codes théâtraux. L’intrigue est simple : Serge, Marc et Yvan sont amis depuis quinze ans. Serge a acquis un tableau entièrement blanc pour 60 000 euros. Marc trouve l’achat de cette « merde blanche » totalement absurde, et remet en cause le jugement esthétique de Serge qu’il accuse de snobisme, se voyant reprocher en retour son manque de curiosité et son cynisme. Instructif, hilarant et cruel !

►► Mobile feu 

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Ballet nocturne de torches enflammées et tournoyantes par le jongleur Jorg Muller. Sous les étoiles, près des ruines du château de Hédé, MOBILE/FEU promet un moment suspendu, hors du temps et du réel ou chacun se perd un peu. ll s’agit d’un « jeu » fascinant entre manipulation et se laisser manipuler, en pleine nuit où seul le bruit des torches qui dansent et se consument trouble le silence. Avec une pose longue, il risque d’avoir de chouettes photos à faire ! Hypnotique.

►► Bang ! 

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Un spectacle jeune public d’Herman Diephuis sur le thème de la peur traité avec humour et absurdité. Le chorégraphe signe avec ses interprètes complices une création qui n’a pas peur de mettre à nu nos petites et grandes frayeurs, offrant différents niveaux de lecture pour tous les âges. Il y a la peur qui nous attire et nous excite : la recherche de sensations fortes, trembler devant un film d’horreur, laisser libre cours à son imaginaire, se faire peur pour le plaisir, la peur comme un jeu. Il y a aussi la peur qui fait peur. Les peurs enfantines : peur des fantômes, du bruit, du grand méchant loup, du noir. Et les peurs existentielles : la peur de l’autre, de sa différence, de la solitude, de la mort.

►► Éloge et défense de la routine !

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La vie quotidienne est souvent vilipendée, affublée de termes péjoratifs qui présupposent répétition mécanique et fatalité de l’ennui. Ce spectacle a pour objectif de contribuer à redorer le blason de la routine, à en réhabiliter les charmes, la profondeur, les pouvoirs, la beauté. Sous une forme décalée, sorte de poésie de l’absurde, il sera bien à propos à quelques jours de la rentrée de septembre. Indispensable.

À noter aussi la performance du funambule Pierre Deaux qui va traverser la place de la mairie à 6 mètres de hauteur.

Toute la programmation : ici

Infos et billetteries : ici

 

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