Compte rendu écrit à six mains par Isa, Mr. B et Yann, et photographié par Mr B.
Deuxième soir de festival et ça pique un peu. Il faut dire que l’interminable ventre mou d’une première soirée très contrastée nous a laissé un sentiment un peu amer d’insatisfaction malgré quelques très bons concerts. Heureusement, sur le papier, ce second soir a toutes les qualités requises pour nous remonter le moral. Retours attendus, découvertes excitantes, nous partons bien confiant.e.s pour ce second round.
Biche

L’ouverture de la veille par Memorials est directement entrée dans notre top 3 des meilleurs démarrages du fort de la Route du Rock. La barre était donc bien haute pour leurs successeurs du jour : Biche. Le jeune quintet parisien mené par Alexis Fugain et dans lequel on retrouve Margaux Bouchaudon, chanteuse et compositrice du groupe En Attendant Ana, nous avait déjà bien épaté avec leur frais et psychédélique La Nuit des Perséides en 2019. Il avait ensuite fallu attendre cinq longues années pour entendre son successeur : B.I.C.H.E. (pour Brève Interrogation sur les Cycles Humains Eternels) mais l’attente avait largement valu le coup tant son électro pop tendre et personnelle est absolument délicieuse.

La version live de leur musique ne va absolument pas nous décevoir. On retrouve avec grand plaisir la légèreté délicatement mélancolique de leurs titres dans des versions irrésistiblement aériennes. On se laisse avec joie envelopper dans leur bulle de pop synthétique. Visiblement ravi d’être là, le groupe va faire la part belle à son dernier album avec de vivifiantes versions des excellents La Spirale, Americanism ou Le Code. Il nous offre également un petit retour en arrière avec un Discipline et un Kepler, Kepler particulièrement enjoués. Le set passe comme un rêve charmant et le groupe le conclut en annonçant qu’on pourra les retrouver dans l’assistance des concerts de la soirée. Attitude qui confirme notre sympathie déjà acquise pour cette chouette bande qu’on suivra de très près par le futur.
Porridge Radio
Porridge Radio n’en finit pas de finir (Dana Margolin a annoncé au printemps que leur ultime ep serait le dernier) mais c’est tant mieux tant la prestation des Anglais.es ce soir, aura charmé tout un public. C’est néanmoins leur dernière date française annoncée et si la scène du Fort semble au départ bien grande pour les quatre Britanniques (Georgie Stott aux synthés yamaha et aux chœurs et Dana Margolin au chant et à la guitare sont chacune à une extrémité de la scène, tandis qu’au centre derrière, Sam Yardley est derrière les fûts juste devant le bassiste), ils sauront progressivement se lâcher pour en combler les écarts et surtout se rapprocher d’un public qui va se laisser gagner par un set aussi attachant que généreux.

Déjà dix ans que le quatuor s’est formé au cœur de la foisonnante scène de Brighton à l’initiative de la magnétique chanteuse Dana Margolin. La bande a développé au fil de nombreux singles et de quatre albums un indie sadcore aussi mélancolique que personnel. Pour leur retour au Fort (ils étaient déjà programmés en 2024), Porridge Radio entame son set avec les arpèges tournoyants d’A Hole in the grounds et très vite, on est pris par les nuances qu’apporte le chant à deux voix et à deux timbres sur les ponts et les refrains et qui sera tout au long du set l’une des réussites du concert (notamment le pont aux deux voix a capella de You will come home). Avec ce premier titre, le ton est donné : une chanson qui commence doucement, puis qui s’emballe guitare et martèlements rythmiques à l’avant, avant une ultime accalmie, à l’image de la plupart des chansons que jouera le groupe ce soir. Mais il faut reconnaître que les quatre s’y entendent pour fomenter avec classe ces ambiances contrastées (on pense à Lavender, Raspberries toute voix déployée, par exemple), aussi à l’aise dans les déchirements martelés que dans la douceur amère. Aussi si Good for you, au début du concert (ici bien sûr sans l’artiste américaine Lala Lala) perd certains de ses arrangements, elle y gagne en émotion fragile. En parvenant à ajouter davantage de relief à ses lives, Porridge Radio permet à Dana Margolin de moduler sa voix délicieusement grave avec beaucoup plus de finesse et y gagne davantage d’efficacité.

Tandis qu’on savoure ce bel équilibre trouvé entre abrasivité et douceur amère, Dana Margolin troque sa fender acoustique contre une stratocaster rouge sur Don’t want to dance et la gardera jusqu’à la fin du concert. God of everything else qui suit sera une magnifique démonstration de montée en puissance, toute en montées larvées et explosions, confirmant que les versions live du quatuor ont pris du muscle, avec pour contrastes ces nappes synthétiques qui ressemblent à du violon. On se laissera ensuite complètement porter par In a dream I’m a painting qui commence juste avec une rythmique étouffée et la voix de Dana Margolin, dont le charisme et la totale implication scénique se révèlent émouvant en diable, avec notamment ce moment suspendu où dans la combinaison des deux voix, Georgie Stott reprend la mélodie principale tandis que Dana Margolin s’en éloigne pour mieux y revenir. Anybody finira dans un cri, l’hypnotique Machine Starts to sing s’achèvera avec Dana à genoux sur sa guitare en bord de scène. Portée par l’enthousiasme à la fois grandissant et têtu d’un public, la bande se lâche (le bassiste se couchera même de tout son long sur la scène). Les corps se rapprochent, les cris et les applaudissements se font de plus en plus chaleureux. Les vibrants derniers titres de la setlist (Long, The rip et Back to the radio) sont délivrés et reçus avec autant d’enthousiasme de part et d’autre de la scène et la bande finira même son concert en envoyant joliment ses setlists transformées en avions en papier dans le Fort. On en ressort le sourire aux lèvres, heureux.ses d’avoir vu l’univers singulier du groupe se déployer d’une aussi convaincante manière. Même si a priori pour la dernière fois.
Gans

Amateurs de compositions léchées et soigneusement polies, passez votre chemin : Gans en concert (et sur disque), c’est se prendre un parpaing non dégrossi en pleine poire, catapulté à pleine vitesse et sans préavis. Après avoir joué pendant plusieurs années dans d’autres groupes de Birmingham, Euan Woodman et Thomas Rhodes, deux amis de longue date ont fondé le duo Gans en 2023. Et autant dire que les Anglais déploient une énergie bien sentie et sans temps mort. Ca démarre pleine balle avec A Fool et la basse monstrueuse de Thomas Rhodes, accompagné d’Euan Woodman et sa batterie surélevée. Ca joue vite, ça joue fort, ça ne joue pas toujours très juste mais le duo produit l’effet escompté : faire se remuer un public qui n’attendait que ça, jusqu’à soulever un impressionnant nuage de poussière qui ne retombera qu’à la fin du set.

Thomas balance ensuite la nappe électro d’In Time sur ses machines, planquées dans un étui délicatement siglé d’un « Fuck Em All ». Le concert s’enflamme encore un peu plus avec Talk Too Much: le duo réclame un mosh pit (qu’il obtient facilement de la part d’un public incandescent), densifiant encore le nuage poussiéreux, avant qu’Euan ne descende dans la fosse tel un prêcheur. S’ensuit I Think I Like You qui synthétise parfaitement le son (balbutiant) de Gans : un mélange de post-punk, de garage et d’électro. Une batterie frénétique et dansante, une basse jouée comme une six cordes, des sonorités électroniques efficaces, un chant hurlé alternativement par les deux gus : à défaut d’être abouti, ça n’en reste pas moins redoutablement efficace. Gans nous gratifie d’une reprise de Black Sabbath, avant d’achever d’essorer les spectateurs avec Business, scandé en épelant chacune des lettres, et repris par l’ensemble du public.

La formule est bourrée d’imperfections et on peut regretter de les avoir vu trop tôt (il ne sortiront leur premier album, Good for the Soul, que dans un mois). Mais ce set généreux et intense aura eu le mérite de ramoner les oreilles et de dégourdir les guiboles (et accessoirement de recouvrir les festivaliers d’une bonne pellicule de poussière).
Yard Act

On avait été littéralement emballés par le premier album de Yard Act, The Overload, aux riffs enthousiastes et au flow sautillant. Mais le quatuor de Leeds nous avait laissés frustrés lors de leur premier passage sur le Fort il y a trois ans, la faute à un set inégal, perdant un temps de son mordant initial, mais porté tout de même par quelques titres bien sentis. Le groupe venait présenter cette année son second album, Where’s My Utopia, beaucoup plus varié que le précédent. Le groupe assume ses goûts divers (du funk au hip-hop en passant par la pop) avec des arrangements particulièrement soignés.
Le set démarre par Dark Days, scandé par le chanteur James Smith, entouré par le guitariste Sam Shipstone, le bassiste Ryan Needham et le batteur Jay Russel. La première partie fait ensuite la part belle au nouvel album, du Down by the Stream aux accents hip-hop avec son sax final (et son chanteur allongé sur scène), au tube discoïde Dream Job, en passant par When the Laughter Stops aux arrangements un poil trop propre. Une première partie qui confirme le potentiel live de ces nouveaux titres : le quatuor prend une nouvelle direction et l’assume sur scène. C’est beaucoup moins branleur, beaucoup plus construit, gommant au passage les défauts de leurs débuts, notamment les interminables anecdotes de James Smith, rendues incompréhensibles par un accent à couper au couteau. Les gus ont bossé, et les morceaux produits par Remi Ka-baba Jr (Gorillaz) passent haut-la-main l’épreuve de la scène. En contrepartie, ce professionnalisme leur a fait perdre une bonne partie de l’urgence des débuts.

Et si quelques titres de The Overload passent encore crème, comme le nonchalant Land of the Blind et son gimmick entêtant (Ba Ba Ba Baba Bow), le nouveau son des quatre compères lisse les titres du premier album. Pas de bol, ils composent quasiment l’intégralité de la deuxième partie du set. Si Pour Another et Fixer Upper passent à peu près correctement le cut, le dance-punk The Overload perd cruellement son côté punk pour ne conserver que le côté dansant. Ce n’est pas désagréable, le public passe un très bon moment (et nous aussi), mais on est une nouvelle fois frustrés par un set qui ne tient pas la longueur. Preuve en est, le quatuor meuble comme il peut une fin de concert poussive sur The Trench Coat Museum (pourtant excellent single sorti en 2023), en faisant s’asseoir le public pour balancer dix secondes d’une montée sonore bricolée à la va-vite.

Coïncidence, lors de leur premier passage en 2022, ils précédaient Fontaines D.C. qui amorçait alors un virage musclé. On sent que Yard Act cherche aussi à évoluer : on leur souhaite de trouver un équilibre qui ne nous laissera pas sur une nouvelle frustration (ce qui serait dommage vu le potentiel des gars).
Tropical Fuck Storm
On est archi ravi de retrouver Tropical Fuck Storm en épatante forme après les problèmes de santé de la chanteuse/bassiste Fiona Kitschin qui les avaient tenus éloignés de la scène quelques temps avant la sortie cette année de leur sixième album Fairyland Codex (Fire Records) à l’artwork toujours aussi criard et surchargé, mais aux sonorités moins extrêmes. Pour autant, en live, les nouveaux morceaux se montreront totalement raccords avec ce qu’on connaît des Australien.nes et trouveront parfaitement leur place dans une setlist juste parfaite. Monté par le chanteur/guitariste Gareth Liddiard et donc la chanteuse/bassiste Fiona Kitschin (à la suite des merveilleux The Drones), auxquels se sont adjoints l’époustouflante Lauren Hammel à la batterie (High Tension) et la non moins talentueuse Erica Dunn (Mod Con, Harmony et Palm Springs) à la guitare, aux claviers (et à plein d’autres trucs) -mais ce soir uniquement à la guitare et au chant-, Tropical Fuck Storm est ce soir (comme toujours) remonté à bloc (Erica Dunn dira d’ailleurs leur bonheur d’être là, après avoir souhaité très longtemps être programmés à la Route du Rock).

Après une intro à la rythmique mid-tempo mêlés d’arpèges rebondissants sur la six cordes zébrés des stridences à la seconde guitare, Gareth Liddiard au centre, entouré de Fiona Kitschin et sa basse à droite et Erica Dunn et sa guitare à gauche, entame le set avec sa diction nonchalante et son horreur pathologique du tiède pour déjà, un énorme Braindrops qui en live, prend encore plus d’épaisseur. Erica Dunn et Fiona Kitschin y assurent les chœurs et les refrains à deux voix, ponctuent, équilibrent, contrebalancent, renvoyant elles aussi le morceau dans toutes les directions possibles. Explosions mélodiques, martelages en règle, soli de guitares qui se complètent : on ne sait jamais de quel côté ça va partir à l’image d’Irunkandji Syndrome qui suit ou de cet extraordinaire Bloodsport assuré au chant lead par Erica Dunn qui nous happe totalement. Alors certes, ça peut décontenancer, perdre ou même peut-être irriter, et un tel maelstrom ne va évidemment pas sans haut et bas mais les fulgurances y sont tellement foudroyantes qu’on en oublie vite les rares temps en creux ou plutôt les trop plein (et dieu sait que ça déborde !).
Au contraire même, on les apprécie parce qu’inhérents à l’identité férocement bancale mais passionnante des Australien.nes. Collages imprévisibles mêlant sonorités méchamment vrillées à des velléités mélodiques sincères (au hasard Goon Show ou Ann, chanté par Fiona Kitschin), les morceaux de Tropical Fuck Storm tout en breaks quasi cartoonesques dégagent pourtant une mélancolie poignante, à la sincérité imperceptiblement déchirante (You let my tires down nous met chaque fois une boule dans le ventre). Avec ses odyssées ultra-sensibles et ces morceaux sadiquement déstructurés, portée par quatre musicien.nes aussi entier.ères. qu’inspiré.es (le jeu sur les fûts de Lauren Hammel !), la tempête TFS nous aura insolemment baladé.es de bout en bout d’un set, certes exigeant (et peut-être clivant) mais immensément sincère. Et surtout, jamais groupe n’aura si bien porté son nom.
Pulp

Parmi les premières annonces de noms de la programmation de cette nouvelle session de la Route du Rock été, celui de Pulp a été celui qui a fait battre un peu plus vite l’indie cœur de nombre de fidèles de l’événement. Que vous soyez un ou une fan hardcore de la bande de Sheffield ou pas, le retour du groupe dans le Fort s’annonçait comme un des points forts de cette édition. Nous ne nous sommes pas trompés sur ce point.
Devant un fort bondé et fébrile, la bande de Sheffield débarque en terrain conquis sous un déluge d’applaudissements. Si le match était déjà gagné à l’avance, ça ne va pas les empêcher de nous offrir une prestation d’une classe et d’une générosité absolues. Dès le second morceau, l’irrésistiblement chaloupé Disco 2000, Jarvis Cocker et ses acolytes embrasent un public qui ne va pas remettre pied à terre du set. Armée d’une setlist imparable alternant revisites de leur foisonnante discographie et morceaux de leur excellent et inespéré dernier disque More sorti au début de l’été, la formation nous offre un show ample et spectaculaire mais aussi profondément touchant de sincérité.
Mené de main de maître par un Jarvis Cocker déchaîné et malicieusement cabotin, le concert enchaîne les morceaux de bravoure avec une aisance et un naturel réjouissants. On aura ainsi droit à des montées en puissance saisissantes sur F.E.E.L.I.N.G.C.A.L.L.E.D.L.O.V.E., Do You Remember the First Time? ou Got to Have Love, mais aussi à une somptueuse version du sombre comme l’enfer This Is Harcore ou à une délicate version acoustique de Something Changed sur lequel les membres survivants de la bande restituent le dépouillement de leurs répétitions originales avec une émotion intacte (Nick Banks batteur toujours aussi vif, la grande dame Candida Doyle aux claviers et l’impérial Mark Webber et son jeu de guitare aussi flegmatique qu’acéré).

Pour conclure tout ça en apothéose, Pulp enchaîne l’irrésistible riff aérien de Babies et l’immense Common People. Sommet d’élégance, la bande nous est présentée sur le pont précédent le final par un Jarvis renversant de malice et d’autodérision. La ferveur et l’enthousiasme collectif qui se dégagent des ultimes paroles du titre Wanna live with The Common People like You entonnées dans un chœur débridé par un public conquis sonne comme un hymne à la joie pure de la profonde générosité et humanité de ce que Pulp vient de nous offrir comme cadeau. Il ne reste plus alors qu’à savourer l’ultime A Sunset en guise de point d’orgue malicieux à ce qui entre assurément parmi les sommets intemporels de ce festival.
Frankie and the Witch Fingers
La transition jusqu’à la scène des Remparts se fait dans une ambiance festive et sautillante au son des Jaloux Saboteurs de Maître Gazonga qui accompagne comme toujours l’habituelle chenille bon enfant du festival qui serpente à qui mieux mieux dans les rires et les sourires. Arrivent alors nos cinq américains vert fluo (enfin pas tous !) aka Frankie and the Witch Fingers.

Formé dans l’Indiana à Bloomington en 2013 et désormais basé à Los Angeles, le groupe redevenu quintet est composé des membres fondateurs Dylan Sizemore (chant, guitare) et Josh Menashe (chant, guitare, claviers), ainsi que de Nikki Pickle (à la basse, auparavant dans Death Valley Girls) à partir de 2020, Nick Aguilar (batterie) à partir de 2022 et Jon Modaff (synthés) à partir de 2025. Après une première K7 rock garage surf, Sidewalk, sortie en 2013 sur Nice Legs Records, le groupe a creusé son sillon en huit albums studio, intégrant petit à petit, au fil des albums, des influences psyché et acid rock, voire rythm and blues survolté et funk vicié. Pour aboutir à la sortie en juin tout juste de Trash Classic (via Greenway Records et The Reverberation Appreciation Society).

Portée par une productrice (c’est assez rare pour qu’on le souligne), Maryam Qudus (La Luz, Spacemoth) aux doigts de fée plutôt que de sorcière, la bande y délivre un trip halluciné de garage psyché contaminé de dance rock et délivre un album qui gagne en variété. Làs, les subtilités qu’on retrouvait sur ce dernier album sont ce soir gommées au profit de l’efficacité live avec un set calibré pour une fin de soirée en festival. C’est tant mieux pour l’ambiance et les pogos survoltés d’un public qui ne demande que ça (du moins celles et ceux qui aiment le garage psyché). C’est pour notre part un tantinet moins notre came. Bien qu’on reste hypnotisé.es par les sourcils, les cheveux et les bas-résilles phosphorescents de Nikki Pickle et son jeu de basse et qu’on se montre plutôt emballé.es par l’introduction de ce clavier retors et addictif qui teinte ces morceaux certifiés garage millésime d’un dance rock qui n’est pas pour nous déplaire. On écoute donc quelques morceaux mais voyant que les cinq en resteront manifestement là, on s’éclipse avant la fin, histoire de tenir jusqu’à demain.
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La Route du Rock Collection Eté a lieu du du 13 au 16 août à St Malo et au Fort de St Père