[ciné] Cycle R O B O TS @ Arvor : Les machines et nous

Cet été encore, le cinéma Arvor n’oublie pas les plus jeunes dans sa programmation de saison. Chaque jeudi du 9 juillet au 27 août (avec une séance bonus le dimanche 30 août), vous sera proposé le cycle R O B O T S, une épatante sélection de neuf films qui démontreront que les machines peuvent aussi nous émouvoir. Un programme bien huilé qui ravira les enfants autant que leurs parents. On vous détaille tous les rouages dans cette sélection garantie sans IA.

Chaque été depuis 2020, le cinéma Arvor nous offre de très belles sélections hebdomadaires et thématiques de films aussi variées qu’inspirées. Chaque mardi seront ainsi proposés des films pour les grands autour du thème des vacances mais chaque jeudi ce seront les plus petits (et leurs parents) qui vont pouvoir se régaler les pupilles. Le cycle ROBOTS vous emmènera donc chaque jeudi à 18h du 9 juillet au 27 août 2026 (avec une séance bonus le dimanche 30 août) dans un périple dont les robots seront les vedettes. Alors que l’IA semble autant catalyser les craintes que les espoirs actuels dans l’avenir, la figure du robot pourrait bien être le miroir parfait pour regarder où va l’humanité.

Partenariat avec Le Grand Huit.
Le robot Bistromatik du 7ème axe est ravi de vous offrir une boisson ! Les 5 premiers spectateur.rices venant au cycle Robots peuvent gagner un jeton Bistromatik en présentant leurs tickets de cinéma chez les voisins du Grand Huit.

Quoi de mieux pour démarrer un cycle qu’un chef-d’œuvre ? Presqu’une cinquantaine d’année après sa sortie, Le Roi et l’oiseau de Paul Grimault reste une référence et une influence majeure dans le film d’animation. De Miyazaki à Takahata en passant par Brad Bird, ils sont nombreux à avoir clamé que cette folle adaptation du conte La bergère et le ramoneur est un des chocs qui a marqué au fer rouge leurs ambitions et leur créativité. Le scénario et les dialogues de Jacques Prévert, la richesse visuelle, la musique de Kosma, le final hallucinant… tout est merveilleux dans ce récit du combat des deux amoureux et de leur complice volatile contre la dictature cruellement absurde du roi Charles-V-et-trois-font-huit-et-huit-font-seize. Découvrez ou repartez pour le royaume de Takicardie, ce film fait partie des rares œuvres sur lesquelles l’âge n’entame en rien la fascination et le plaisir qu’elle procure.

jeudi 9 juillet 2026 – 18h
Le Roi et l’oiseau de Paul Grimault
France – 1980 – 1h27
Certaines séances possèdent une boucle malentendant

La semaine suivante, ce sera un classique de la SF américaine qui vous sera proposé. Le Jour où la Terre s’arrêta de Robert Wise est un des films d’extraterrestre les plus ambitieux de son époque. Le réalisateur de West Side Story et La Mélodie du bonheur s’est en effet aussi beaucoup consacré aux films de genres. Il l’a d’ailleurs souvent fait avec un grand succès avec, entre autres, le terrifiant la Maison du diable ou le fascinant Le Mystère Andromède. Dans Le Jour où la Terre s’arrêta, on assiste à la spectaculaire arrivée d’une soucoupe volante sur Washington DC. Deux créatures en émergent : l’extraterrestre Klaatu, d’apparence humaine, et un robot surnommé Gort. Alors que Klaatu veut délivrer un message de paix, un soldat nerveux lui tire dessus. Blessé, l’émissaire d’une autre planète est emmené dans un hôpital, s’échappe. puis se cache dans la population pour trouver des personnes capables d’entendre son message.
Cette fable humaniste d’une grande force, réalisée avec beaucoup d’élégance, traite admirablement des peurs nées des tensions atomiques durant la guerre froide et questionne la notion de liberté quand le monde est au bord de la destruction. Sa vision vous permettra également d’entrer dans le club des initié.e.s se saluant par l’injonction « Klaatu barada nikto ».

jeudi 16 juillet 2026 – 18h
Le Jour où la Terre s’arrêta de Robert Wise
États-Unis– 1951 – 1h32
Version Originale Sous-titrée en français
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Le cycle reviendra ensuite sur un succès de l’animation plus récent : Le Robot Sauvage de Chris Sanders. Sorti en 2024, le film raconte les aventures de Roz, alias l’unité robotique ROZZUM 7134, échouée suite à un typhon sur une île à la nature exubérante, mais pas forcément accueillante. La machine va progressivement nouer des relations avec la faune de l’île et devient même la mère adoptive d’un oison orphelin qu’elle nommera Joli-Bec.
Pour leur dernier film d’animation produit en interne, les studios Dreamworks choisissent d’adapter la série d’albums de The Wild Robot de Peter Brown. L’ancien de Disney Chris Sanders (Lilo et Stitch, Dragons) réalise et scénarise un film visuellement très riche et porté par un casting vocal trois étoiles. La scène d’incendie notamment est une des plus mémorables de l’animation moderne. Laissez fondre votre cœur humain pour celui artificiel et pourtant si généreux de Roz.

jeudi 23 juillet 2026 – 18h
Le Robot Sauvage de Chris Sanders
États-Unis– 2024 – 1h42
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Encore un chef-d’œuvre au programme le 30 juillet avec Le château dans le ciel d’Hayao Miyazaki. Le troisième film du maître japonais de l’animation est le premier à être produit en toute liberté par les célèbres studios Ghibli. S’inspirant aussi bien de Laputa, l’île volante des Voyages de Gulliver de Jonathan Swift, que de la structure de l’ïle au trésor de Stevenson, Miyazaki  bâtit une œuvre d’une puissance visuelle et thématique rare. Dans ce foisonnant et débridé récit d’aventures, on croisera un couple de héros inoubliables, des pirates volants, une communauté de mineurs soudée, des robots mélancoliques et terrifiants et un déluge d’engins volants… Quarante ans après sa sortie, le film n’a, lui aussi, rien perdu de sa folle ambition et de sa force singulière. À voir ou à revoir, sur grand écran bien évidemment.

jeudi 30 juillet 2026 – 18h
Le château dans le ciel d’Hayao Miyazaki
Japon – 1986 – 2h04
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Un peu moins connu, mais tout aussi recommandé, Mon ami robot de Pablo Berger est peut-être la perle à découvrir parmi les multiples trésors de ce cycle. Ce film d’animation franco-espagnol est l’adaptation de la bande dessinée éponyme de Sara Varon. On y suit Chien, toutou souffrant de solitude dans un New York animalier. Il décide alors de s’offrir un ami robot en kit qui va vite devenir son compagnon idéal. La fin de l’été et l’incompatibilité de la machine avec l’eau salée vont mettre leur amitié à l’épreuve.
Narré dans un étonnant et foisonnant portrait du New York des années 80, ce récit regorge de clins d’œils discrets, mais délicieux qui raviront les plus grands, mais n’oublie pas de se montrer aussi généreux avec ses jeunes spectateur.ice.s. Mené sur un rythme très maitrisé, le film se révèle aussi d’une remarquable délicatesse dans sa façon, légèrement mélancolique, d’évoquer les liens d’amitié. À découvrir absolument donc, si ce n’est pas déjà fait.

jeudi 6 août 2026 – 18h
Mon ami robot de Pablo Berger
France-Espagne – 2023 – 1h41
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Le 13 août, le cycle vous proposera de voyager sur la mystérieuse Atair 4 pour y retrouver un des robots les plus emblématiques de l’Histoire cinématographique : Robby, créé par le talentueux Robert Kinoshita. Au XXIIème siècle, une expédition de secours débarque sur une planète lointaine pour éclaircir la disparition, vingt années plus tôt, du navire spatial Bellérophon et de son équipage. Accueillis puis guidés par Robby, les sauveteurs rencontrent alors l’énigmatique Docteur Morbius et sa fille Altaira, seul.e.s survivant.e.s de l’expédition précédente décimée par une force inconnue.
Premier film de Science Fiction à bénéficier du cinémascope et de la couleur, Planète interdite puise ses inspirations autant dans La Tempête de William Shakespeare que dans de nombreux éléments mythologiques. Les décors et effets spéciaux d’époque apportent un charme poétique assez irrésistible à une œuvre d’une étonnante modernité dans son traitement de la part de mal enfouie en chacun et chacune d’entre nous.

jeudi 13 août 2026 – 18h
Planète interdite de Fred M. Wilcox
États-Unis – 1956 – 1h38
Version Originale Sous-titrée en français
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Autre film immense dans cette sélection, le Wall-E de Andrew Stanton reste une des plus grandes réussites des studios Pixar (au coude à coude dans nos cœurs avec Les Indestructibles et la trilogie Toy Story). Le film s’ouvre sur une saisissante plongée vers une planète Terre dévastée où ne subsiste que Wall-E (Waste Allocation Load LifterEarth-Class) un petit robot éboueur rapiécé de toutes parts et son camarade cafard. Le quotidien absurde et pourtant étonnamment joyeux de notre ouvrier des déchets va être bouleversé par l’arrivée d’un mystérieux et immaculé vaisseau blanc.
De l’incroyable première partie entièrement muette, à la folle seconde moitié où notre Wall-E part à l’aventure dans l’espace, tout est sublimement réussi dans ce film. Réussissant à conjuguer la force mordante de l’anticipation à la puissance comique et émotionnelle des films de Chaplin (avec un soupçon délicieux de comédie musicale en bonus), Wall-E est un tour de force cinématographique comme il en existe peu. À chaque nouvelle vision, on ne se lasse pas du tourbillon d’émotions qu’est capable de provoquer ce petit cube sur chenilles. À voir ou revoir absolument donc !

jeudi 20 août 2026 – 18h
Wall-E d’Andrew Stanton
États-Unis – 2008 – 1h38
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L’avant dernière étape du cycle vous proposera de découvrir un des succès récent de l’animation française : Arco d’Ugo Bienvenu. Pour son premier long-métrage, le dessinateur et réalisateur français nous narre le périple d’Arco voyageur temporel maladroit en cape arc-en-ciel passant de son idyllique futur de 2029 à un monde de 2075 plutôt au bord du gouffre. Il y rencontre Iris, une fillette intrépide mais laissée au soin d’un robot à tout faire par des parents si débordés par leur travail qu’ils ne sont présent.e.s qu’holographiquement au foyer.
Entremêlant habilement nature et technologie, Arco est un film visuellement très original. Il réussit surtout à dépeindre assez frontalement l’état de crise vers lequel nous nous avançons tout en clamant haut et fort notre capacité à bâtir un monde meilleur. Ne pas tomber dans le déni et cultiver l’espoir, c’est exactement ce dont on a besoin aujourd’hui.

jeudi 27 août 2026 – 18h
Arco d’Ugo Bienvenu
France – 2025 – 1h22
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Pour terminer juste avant la rentrée des classes, le cycle se concluera un dimanche en fin d’après-midi avec le fascinant et pourtant toujours un peu mal-aimé A.I. Intelligence Artificielle de Steven Spielberg. Ce projet est d’abord celui d’une autre immence figure du cinéma : Stanley Kubrick. Durant de longues et infructueuses années, il tente de trouver comment adapter la nouvelle Les Supertoys durent tout l’été de Brian Aldiss mais se heurte à la question de l’incarnation à l’écran de l’enfant robot au coeur du récit. Il confie finalement le projet à Steven Spielberg en 1995 et continuera d’y collaborer jusqu’à son décés en 1999. Revisite du myhique Pinocchio de Collodi, A.I. raconte la quête de David, l’enfant mécas capable d’aimer pour devenir un vrai petit garçon et retrouver ainsi l’amour perdu de sa mère d’adoption. Porté par les interprétations assez éblouissantes d’Haley Joel Osment en enfant robotique et de Jude Law en cyber-gigolo, le film est un somptueux conte à la fois extrément sombre et lumineux. Visuellement éblouissant, le film vous offre des visions qui vous hanteront longtemps jusqu’à un final, étonnament incompris et pourtant d’une grande beauté.

dimanche 30 août 2026 – 17h30
A.I. Intelligence Artificielle de Steven Spielberg
Royaume-Uni, États-Unis – 2001 – 2h20
Version Originale Sous-titrée en français
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