Dronologie rennaise

Lors de la dernière campagne des municipales, des candidat·e·s ont intégré dans leur programme, au chapitre sécurité, l’utilisation de drones. Mounir Mahjoubi (LREM), ex-secrétaire d’État au numérique, proposait d’en déployer 240 au-dessus des toits de Paris ; à Nantes, Valérie Oppelt (LREM) prévoyait d’en acquérir également. L’emploi de cette technologie pour « surveiller » n’est pas inédite : la police municipale de Istres (mairie DVG) en possèdent déjà depuis 2018.
Mais aujourd’hui, en période de confinement, ces discrètes caméras volantes pullulent de plus en plus dans le ciel (Lille, Nantes, Haute-Garonne, Montpellier, Marseille, Limoges…) Elles s’imposent comme des acolytes indispensables aux autorités compétentes. Même si manipuler ces engins reste une activité encadrée sur le plan juridique, faut-il y voir le signe d’une généralisation à grande échelle dans les mois à venir ?
A Rennes, nous avons plutôt l’habitude d’entendre les sorties bruyantes de l’hélicoptère EC-135. Malgré son « œil bionique » capable de lire une plaque d’immatriculation à une distance de 800 mètres, ici aussi, les temps changent.
DronologieChronologie d’un « drone » d’objet volant bien identifié…

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Octobre 2017 :
Le quotidien Ouest-France nous apprend que la section aérienne de gendarmerie de Rennes va recevoir deux engins volants d’ici à la fin de l’année 2017. « Les drones ne vont pas remplacer les hélicoptères, précise le lieutenant-colonel Henri de Rosnay, chef du groupement des forces aériennes de la gendarmerie Ouest.  Ils viennent en complément pour remplir des missions à un moindre coût. » Ils pourront, par exemple, survoler un rassemblement, rechercher une personne dans une zone restreinte ou difficile d’accès ou encore surveiller un secteur sensible. (NDLR, à lire ici)

Janvier 2018 :

En 2018, à l’occasion du cross Ouest-France, les gendarmes ont déployé pour la première fois un drone pour surveiller la manifestation. « Ces micro-drones peuvent servir sur les manifestations publiques, sur des manifestations revendicatives. Ils peuvent également servir à surveiller des malfaiteurs, mais du fait qu’ils soient repérables, cet usage reste modéré », explique Matthieu Abellard, chef d’escadron au groupe d’affectation de Rennes. (NDLR, à lire ici)

6 Juillet 2019 :

Le centre de rétention administrative (CRA) de Rennes (Ille-et-Vilaine) a eu recours pour la première fois à un drone pour surveiller les étrangers du centre, a indiqué la préfecture jeudi 11 juillet, après les révélations de Médiapart tout en précisant que cette « utilisation a été limitée uniquement à ce samedi 6 juillet » et dément qu’un drone soit utilisé de façon permanente. Ce drone surveillait un parloir sauvage, c’est-à-dire le fait pour les prisonniers de communiquer avec l’extérieur en criant par les fenêtres. (NDLR, à lire ici)

5 Décembre 2019 :

Lors de la grande manifestation contre la réforme des retraites du 5 décembre 2019, un drone survole le cortège, place de Bretagne. La préfecture publiera d’ailleurs un extrait vidéo de l’engin depuis son compte twitter (NDLR, à voir ici)

 

26 Mars 2020 :

À Rennes, la police déploie un drone pour surveiller les prairies Saint-Martin. « Ce drone, mis à disposition par la police judiciaire, nous permet de surveiller plus facilement une zone étendue, avec des arbres et des futaies épaisses qui nous rendent difficile le contrôle de cet espace », explique la commissaire Nathalie Freche du commissariat de Rennes (NDLR, à lire ici)

28 Mars 2020 :

La police judiciaire de Rennes a débarqué à Saint-Malo et Dinard avec un drone pour repérer les contrevenants dans des chemins peu accessibles. « Circonstances exceptionnelles moyens exceptionnels », explique un des trois agents de la police judiciaire chargés de la mission. (NDLR, à lire ici)

 

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