I’m From Rennes @ L’Antipode – The 1969 Club en interview

I'm From Rennes

Ce jeudi 19 septembre, le festival I’m From Rennes inaugure sa deuxième édition à l’Antipode, dans le cadre de la Nuit des 4 Jeudis. Une programmation alléchante, avec un éclectisme réjouissant : de la synth-pop du duo O Safari en passant par la pop teintée d’electronica de Les Gordon et le rock d’Apochla et de Bantam Lyons, il y en aura pour tous les goûts. De belles découvertes en perspective, mais aussi des groupes qui devraient confirmer les bonnes impressions laissées cette année.

On a découvert le quintet Olympia Fields lors du Tremplin des Jeunes Charrues en avril dernier, et on était tombé sous le charme de leur pop indé tonique et vivifiante, qui a la particularité d’être terriblement dansante. Ils fêteront la sortie de leur second EP Apollo Cries lors de cette soirée : l’occasion de (re)découvrir un groupe qui nous avait surpris par leur aisance scénique et la maturité de leurs compos.

Le trio Sapin, découvert au Oan’s Pub lors de la dernière fête de la musique, avait réussi à capté notre attention avec leur improbable mélange de punk, de country, de surf et de garage. Ils présenteront leur premier EP (sur Azbin records), qui confirme le talent mélodique du trio. A découvrir sur scène.

Le trio The 1969 Club fait quant à lui figure de tête d’affiche après leur incroyable tournée estivale. Un vrai groupe de scène qui multiplie les dates de concerts avec un paquet de dates au compteur depuis le début de l’année (La Flèche d’Or, L’Ubu, Le Printemps de Bourges…), et un été particulièrement étoffé : Art Rock, Garorock, Les Francofolies, Art Sonic, les Vieilles Charrues… C’est d’ailleurs à Carhaix qu’on les a découverts sur scène.
The 1969 Club
Leur credo : le rock, à tendance punk ou garage, mais toujours énergique et pêchu. Ca envoie fort sur leur EP, à l’image de l’excellent White House et la dérouillée scénique que l’on préssentait a été au rendez-vous. Quand on prend leur set en pleine face, on comprend mieux leur succès estival : leur rock dépouillé à l’os est ravageur, et la présence vocale et scénique de Marie achève les plus réticents. Un set ébouriffant qui nous fait saliver d’avance à l’idée de découvrir leur prochain enregistrement. En attendant de les retrouver sur la scène de l’Antipode, retour sur notre rencontre avec Théo (batterie), Hadrien (guitare) et Marie (chant/basse).

 

The 1969 Club

Alter1fo : Pour commencer si vous deviez présenter votre groupe en 2, 3 mots, que diriez-vous ?

Hadrien : moustache

Marie : rouge

Théo : moto

Plutôt que de vous posez la question classique de vos influences, si vous deviez citer chacun un album sans lequel vous ne pourriez pas vivre ?

Hadrien : Blood Sugar Sex Magik des Red Hot Chili Peppers : ça n’a rien a voir avec ce que l’on fait musicalement mais c’est le premier album que j’ai écouté en boucle. Je l’écoute encore souvent.

Marie : Kazabian de Kazabian, c’est aussi le premier que j’ai écouté en boucle. Je ne m’en lasse pas, et je ne m’en lasserai jamais. Je les aime sur scène, j’aime leur rapport avec le public, ce qu’ils ont apporté au rock anglais. Mille respects à ces messieurs !

Théo : Favourite Worst Nightmare d’Artic Monkeys que je trouve magnifiquement bien écrit et que j’aurai bien aimé écrire. Il est parfait de A à Z et je l’écoute intégralement à chaque fois. Ce sont eux qui m’ont vraiment poussé à faire de la musique, merci les gars !

Vous pouvez nous rappeler comment est né votre projet, on vous a vu au Sambre en 2011…

Théo : On s’est rencontré sur les bancs de l’école : on faisait de la musique depuis un moment sous divers groupes et on s’est retrouvé il y a 4 ans à 3. On est originaire de Saint Brieuc et on vit maintenant à Rennes.

The 1969 Club

Vous êtes un groupe de live, c’est une évidence. Vous enregistrez d’abord ou alors vous expérimentez les morceaux en live et vous les enregistrez après ?

Hadrien : On compose chez nous, puis on fabrique le set avec les chansons. On teste sur scène, on modifie les chansons. Une fois qu’on est sûrs du rendu qu’elles peuvent avoir, on les enregistre.

The 1969 Club

Vous avez des arrangements spécifiques pour le studio ? Cherchez-vous à produire un son qui sonne comme du live ?

Marie: On a fait qu’un ep pour le moment. On est très sons bruts : on a peu d’effets à par les classiques comme la réverb’, le delay, l’écho et la fuzz. C’est difficile de refaire quelque chose qui ressemble à la scène, surtout qu’on est dans l’énergie et que nos morceaux évoluent beaucoup. On aime bien l’idée d’un album bien propre, pas forcément dans l’énergie : une bonne chanson qui groove bien, avec une belle voix : et sur scène, on sait qu’on va pouvoir s’éclater avec, en modifiant des choses. Si on reproduisait l’énergie de l’album, je pense que les gens ne serait pas suffisamment surpris en live.

Hadrien : On a qu’un ep fait maison pour l’instant, on n’a pas encore tâté toutes les possibilités en studio. Pour le moment, on a peu d’expérience dans ce domaine : on verra bien avec le suivant.

Est-ce que vous prévoyez déjà d’enregistrer des morceaux, est-ce que vous avez une envie d’ep ou d’album ?

Hadrien : Si tout se passe bien, on part en septembre pour enregistrer un nouvel ep et dans la foulée, faire un album en 2014.

Là vous avez un été de dingue,  avec des dates dans tous les sens : qu’est ce que l’on peut vous souhaiter de plus en dates ?

Marie : l’international ! (rires)

The 1969 Club

Des dates dans les semaines et dans les mois  qui viennent ?

Théo : on en a encore pas mal de dates en août dans les festivals du grand ouest, mais on aimerait bien aller à l’étranger. Chez les anglais par exemple, pour voir si on est des petits joueurs ou pas (rires).

Marie : il paraît qu’ils sont assez sévères, assez stricts : il n’y a pas de fioritures, mais ils font attention aux détails. Il faut que ce soit propre, net, carré.

Vous avez été surpris par l’accueil du public ?

Marie : je ne vais pas dire qu’on savait qu’il y allait avoir du monde mais bon ! (rires) On est en Bretagne, pas très loin de Saint Brieuc : il y avait nos amis, nos familles, mais pas seulement. Les spectateurs ont très bien répondu et ça nous file la banane. S’il n’y a personne devant, ça ne sert à rien : on ne joue pas dans notre garage ! C’est un des concert qui restera gravé.

Merci beaucoup à vous !

Merci à vous !

Un immense merci à Marie, Théo et Hadrien pour avoir répondu à nos questions, quelques minutes seulement après leur concert !

Zikcard de The 1969 Club

Photos : Solène

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I’m From Rennes (La Nuit des 4 Jeudis) @ L’Antipode MJC – Jeudi 19 septembre, de 20h à 02h, et c’est gratuit ! (avec Olympia Fields, The 1969 Club, Apochla, Sapin, O Safari, Bantam Lyons, Les Grodon + DJ set de Super Drakkar)

Sans oublier l’expo photo Focus sur la scène rennaise, par les photographes d’Alter1fo, à découvrir jusqu’au 05 octobre à l’Antipode !

Site d’I’m From Rennes

Site de l’Antipode

Site de la Nuit des 4 Jeudis

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