Cultures Electroni[k] – bou[k]et final

famillelectronik-21C’est dans une MJC Antipode encore revêtue des décorations de la soirée Play de samedi, que le festival accueillait petits et grands pour un après-midi un poil foutraque mais surtout bigarré et joyeux.
Je déboule vers 15h, accompagné de mon expert en récréation de cinq ans. Nous sommes un peu entre deux temps, puisque les ateliers proposés aux plus grands ont déjà commencé et que le concert de l’Orchestre de Bretagne ne débutera qu’à 16h.

Pas de souci, il y a largement de quoi s’occuper sur place. Nous admirons les dessins préparatoires d’Adventures in front of your TV set. Mon petit gars flingue avec entrain des canards et se prend une tôle au futuro-foot dans une salle remplie d’antiques consoles d’arcade dont le pouvoir de fascination n’a guère souffert de l’épreuve du temps.

famillelectronik-16J’en profite pour aller jeter un œil à l’atelier proposé par David LEMOINE (du groupe Cheveu). Une demi-douzaine de gamins y enregistrent avec un sérieux impérial, deux chansons étranges et hilarantes, sous la houlette enthousiaste de l’animateur. En tout cas, tout le monde a l’air de follement s’amuser. Spectateurs y compris.

Mon gars a tout juste le temps d’aller prendre sa revanche au baby foot et de tâter rapidement l’ambiance de la superbe mini-salle de boum qu’il est déjà temps de se rendre dans la salle de concert. La présence de l’Orchestre de Bretagne a attiré du monde et la salle est bondée. Ce qui fait surtout plaisir à voir, c’est le nombre étonnant de petiots venus s’assoir devant la scène. Le quatuor déjà présent à l’ouverture du festival est venu présenter une version commentée et raccourcie de Different trains de Steve Reich. L’idée de ne jouer que le troisième mouvement n’était pas idiote mais la présentation de l’œuvre, trop longue et trop détaillée, largue rapidement une bonne partie des mômes. C’est donc devant un public à moitié occupé à se battre à coups de coussins que se fera la prestation. Dommage, car je pense sérieusement que la musique aurait suffi à elle même.

Suite au concert, deux des musiciens (Anne Marie Garbonnel et Olivier Lacour) proposent des ateliers de découverte de l’alto et du violoncelle. Avec un public moins nombreux, et la possibilité de poser des questions et surtout de manipuler les instruments, cela se passe beaucoup plus sereinement.

C’est l’heure de la distribution du goûter. Les adultes ne sont pas les derniers à se jeter sur les gâteaux. Pendant ce temps, dans une salle adjacente, un Étienne JAUMET (de Zombi Zombi) en blouse blanche clame avec une conviction communicative son amour des synthétiseurs et nous permet d’approcher et de manipuler son ahurissante collection.

Il est temps de retourner dans la salle où a lieu une représentation de Clapping Music, toujours de Steve Reich par les élèves du Conservatoire de Rennes. Cette courte prestation entièrement constituée de claquements de mains dont les différents rythmes s’entremêlent savamment impressionne et ravit le jeune public.

famillelectronik-9Histoire de finir en beauté, nous emmenons notre marmaille secouer son booty sur les rythmes endiablés et malicieux du Prince Edmond (fondateur du label Ego Twister) dans la petite salle chaleureuse aux showlights acidulés parfaits.

Malgré l’agitation et les flottements dus aux différents changements de lieux, le pari est donc rempli. Le festival tire le rideau dans une ambiance bon enfant, joyeuse et généreuse qui conclut merveilleusement une édition de très très haute volée.

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