Bibliothèque Saint-Martin, une page est tournée ?

Bibliothèque Saint-MartinC’était à la maison bleue, on y venait à pied, on n’y frappait pas mais apparemment la mairie avait gardé la clef. En 2010, la transformation de la bibliothèque de la Maison bleue de Saint-Martin a mis tout le quartier en émoi. Les candidats aux prochaines cantonales dans Rennes Nord savent que ce sera l’un des sujets chauds de la campagne.

La position de Marc Hervé et de la majorité municipale est claire : « Nous avons conservé 5000 ouvrages en libre prêt et mis en place des facilités d’emprunts, il ne s’agit pas d’une fermeture sèche de la bibliothèque. » Le candidat PS du canton affirme même que le service public a bénéficié de la transformation de la bibliothèque en « Espace lecture » : « Ce n’est pas moins de service public mais un service public différent, explique-t-il. On ne cherche plus la lecture uniquement dans l’objet livre : le web, les spectacles, les ateliers d’écriture ou de lecture, les conférences sont des lieux où l’on peut désormais approcher la lecture. » Et selon lui, les Champs-Libres sont désormais l’outil culturel le mieux à même de proposer ces nouveaux types de lecture.

Une vision qui n’a pas emporté le suffrage favorable de tous les habitants du quartier. En janvier 2010, l’association « Hé ! Lecteurs à Saint-Martin » s’est frontalement opposée à la fermeture de la bibliothèque. Catherine Phalippou, la présidente, est devenue la suppléante de Jean-Marie Goater, le candidat Europe Ecologie Les Verts. Celui-ci ne décolère pas considérant que la fin de la bibliothèque « n’était qu’une histoire comptable destinée à augmenter la fréquentation des Champs-Libres au détriment de beaucoup d’habitants qui ne se déplaceront pas jusqu’en centre-ville ».

Démocratie participative en échec

Chez les Verts et au NPA, on relève toujours le manque de concertation de la municipalité : « Le PS va le payer à un moment ou à un autre. Ils ont de la chance d’avoir la droite la plus maladroite de France face à eux… », confirme Valérie Faucheux, candidate NPA-Breizhistance sur le canton. Cette décision municipale n’a pas plus ravi les alliés du PS au sein du conseil municipal qui considère que la fameuse démocratie participative a connu là un de ses plus flagrants échecs : «  La vision qu’a le PS de la démocratie participative est une mauvaise vision, très technocratique : in fine, le pouvoir décisionnaire reste en haut, à la mairie », selon François Cadiou, le candidat Front de Gauche. Il continue : « la volonté de développer la lecture c’est une bonne chose mais dans le cas de la bibliothèque Saint-Martin, les habitants auraient dû être directement consultés. »

La page semble pourtant être tournée pour la majorité PS : « Les habitants se sont apaisés d’eux-mêmes, lorsqu’une gerbe a été déposée devant la bibliothèque, il n’y avait qu’une quinzaine de participants. », conclut Marc Hervé. Là encore, qui vivra, verra. Et au soir du 20 mars, peut-être que la fermeture (ou la transformation) de la bibliothèque de Saint-Martin pèsera sur le scrutin. Ou non.

Retrouvez notre dossier « Cantonales 2011 »

21 commentaires sur “Bibliothèque Saint-Martin, une page est tournée ?

  1. isa

    La bibliothèque St Martin semble cristalliser les débats. Pour ceux que ça intéresse, le sujet est aussi traité dans l’article : « Cantonales : Rennes Nord, le combat des chefs ?  » et débattu dans les commentaires attenant à l’article (http://alter1fo.com/cantonales-rennes-nord-le-combat-des-chefs-29454)

  2. Marido

    « Les habitants se sont apaisés d’eux même »..et que vouliez vous qu’ils fassent de plus ? qu’ils mettent le feu à l’espace lecture ?? ! Nous avons suffisamment essayé de nous faire entendre mais pratiquement en vain..Je dis pratiquement car effectivement nous avons eu quelques miettes et la maison bleue n’a pas été touchée…pour combien de temps d’ailleurs ?
    Il reste que cette grande innovation qu’est l’espace lecture est bien une restriction du service public, n’en déplaise à M Hervé, étant donné les faibles plages d’ouverture qui ne permettent pas à tous, et notamment à ceux qui travaillent, de venir y chercher des livres.

    Le problème dépasse toutefois largement celui de la bibliothèque.

    D’abord parce qu’il interpelle sur la vision qu’on a en mairie du quartier Nord St Martin et de son devenir.. On sent bien que ce quartier, peu peuplé par rapport aux autres, est en passe de se faire « avaler » par ces voisins (Beauregard notamment ou Bellangerais Patton) en pleine expansion et qui intéressent donc beaucoup plus nos élus.. Pourquoi pas, après tout, mais est ce une raison pour le vider de toute vie associative et culturelle.. Lors de ses voeux au quartier, M Delaveau a rappelé le rôle primordial du cimetière dans la constitution du quartier St Martin. Notre crainte est justement de le voir se réduire à ce cimetière , à l’église du même nom et à l’hôpital bien sur ! Les seules « ouvertures » du quartier sont les nombreuses agences bancaires qui occupent une à une les locaux commerciaux vacants.. C’est parce qu’elle représentait, avec la Maison bleue, le seul espace culturel (et convivial !) du quartier que nous nous sommes battus, et non pour s’opposer à une politique culturelle (prétendument) audacieuse !

    Le 2è problème est que nous avons découvert, à cette occasion, la façon de travailler des élus socialistes… On organise des réunions, on vous laisse parler, mais de toutes façons tout ce que vous direz ne changera rien puisque le projet est déjà ficelé et qu’il n’est pas question de revenir en arrière.. et pour cause d’ailleurs puisque tout cela n’est qu’une affaire de gros sous..

    Donc on ressort de ces réunions avec 2 sentiments :
    Lle 1er c’est qu’on vous prend vraiment pour des c…. Au lieu de vous dire, voilà on a des problèmes budgétaires, la lecture publique n’est pas rentable (ce qui est sûrement vrai mais la culture pour tous doit elle être rentable, surtout pour une municipalité qui se dit de gauche.?..)on va donc faire des coupes sombres sur le budget des bibliothèques, vous êtes le plus petit quartier, désolés mais c’est sur vous que ça tombe… On l’aurait très mal pris mais au moins on aurait entendu la vérité.. Non, on vous parle d’aller chercher les non lecteurs, ne soyez pas égoïstes, pensez à tous ceux vers qui on va aller, on ne ferme pas, on ouvre au contraire etc etc.. sauf que vous constatez que l' »ouverture » est très symbolique, qu’on va chercher des nouveaux lecteurs en les conviant à des lectures à haute voix ou à des débats sur des textes, peu nombreux et peu attirants pour un public sensé être peu tourné vers le livre… c’est navrant, pour ne pas dire plus…

    Le 2è c’est qu’on s’aperçoit qu’on a voté pendant des années pour l’équipe socialiste, par « attirance naturelle » et parce qu’on avait trouvé plutôt bien la politique, notamment culturelle, d’Edmond Hervé et consorts..et qu’on a voté sans se poser de questions pour celui qui était censé poursuivre dans la même voie… et, parce qu’on est confronté brutalement à l’incompétence doublée d’arrogance teintée de mépris d’un élu, on va y voir un peu plus près dans la politique de la ville et on s’aperçoit que cette soi disant écoute, ces réunions de quartiers soi disant de concertation, cette fin de non recevoir, d’autres que vous, dans d’autres quartiers et sur d’autres sujets les ont aussi rencontrés..et alors forcément on se pose de plus en plus de questions sur la manière de faire et sur le bien fondé de la présence de l’équipe Delaveau à la mairie !

    C’est donc bien plus qu’une histoire de bibliothèque ou d’espace lecture qui s’est jouée à St Martin …c’est un brutal réveil , brutal mais salutaire, pour un certain nombre de vos administrés…
    Voilà pouquoi, M Hervé, je ne voterais pas pour vous à ces cantonales et vraisemblablement je ne voterai pas plus pour votre équipe lors des municipales si rien ne change dans la façon de traiter les habitants de cette ville ! Décidément, non, les habitants ne se sont pas apaisés, ils se sont réveillés…

  3. Sylvain

    Il n’est pas exacte de dire, comme le fait Marido, que la transformation de la bibliothèque en espace lecture a été guidé par des choix financier. Bien que les recettes provenant de l’Etat soient en baisse, la Ville de Rennes a maintenu son budget lecture, il s’agit donc de redéfinir à partir de moyens identiques (humains et financiers) un service public capable de prendre en compte l’évolution de pratique que l’on ne peut pas nier, tout en ouvrant nos lieux culturels à d’autres populations. Si cette volonté de démocratisation culturelle pose des problèmes à certains, elle est portée et revendiquée par les socialistes.
    Pour ceux qui ne le savent pas ou pour ceux qu’ils l’ont oublié., je rappelle que les socialistes ont toujours pris leurs responsabilités face aux choix qui leurs semblaient bons pour l’intérêt général. Si à l’époque, il avait fallu écouter ceux qui criaient le plus fort, il n’y aurait pas eu de métro à Rennes ni de centre piétonnier… Et le maire ne s’appelait pas Daniel Delaveau. Ayons le courage d’expérimenter sans perdre de vue l’intérêt collectif. Regardons objectivement, et dans le temps, ce qui se fait afin collectivement de faire avancer les choses. Je vous propose de lire la position de Marc Hervé sur le sujet : http://www.marcherve.fr/?p=341
    Bonne soirée

  4. Marido

    Cher Sylvain,
    ou devrais-je dire cher Marc ? Vos propos sont, en effet, des copiés collés de ceux de Marc Hervé quand il aborde ce sujet de la lecture publique à Rennes… Ce ne serait après tout pas le 1er exemple d’homme politique faisant passer ses idées et soignant son image à travers les réseaux sociaux, sous couvert d’anonymat.. A moins que vous ne soyez chargé de sa communication ? ou simplement encarté PS, ce qui n’est pas un crime mais nuit un tant soit peu à l’objectivité de vos propos et ce serait mieux de le préciser.. En tous cas, cela prouve une chose : au niveau local au moins, les socialistes savent parler d’une seule voix !
    Si toutefois je me trompe (ça m’étonnerait, mais bon !) que vous n’êtes nullement lié, de près ou de loin, à la majorité municipale et n’êtes donc qu’un citoyen lambda de notre ville (comme moi !), laissez moi vous confier un scoop : les hommes politiques ne disent pas toujours la vérité ! ou du moins ils savent l’enjoliver à leur profit, surtout en période électorale….

    Je laisserai de côté le volet financier, et ne dirai donc pas que le déficit accusé par les 2 petites bibliothèques fermées étaient très loin du déficit enregistré par celle des Champs Libres ni que si on veut lancer de vrais projets novateurs, il faut s’en donner les moyens financiers et qu’on entre là dans la question des choix budgétaires opérés par la municipalité ..mais ce serait un autre débat !

    Je reviens sur la « volonté de démocratisation culturelle » qui, dites vous « pose des problèmes à certains » mais , « elle est portée et revendiquée par les socialistes » (soit dit en passant, c’est la 1è phrase qui vous « dénonce » ! dur de laisser au vestiaire la rhétorique habituelle…) : or donc, nous serions ceux qui s’opposent à la démocratisation culturelle . Il faut d’abord rappeler que lors du vote entérinant ce projet d’espace lecture, le 7 juin 2010, il y eut certes 38 voix pour mais aussi 11 contre et 12 abstentions, soit 23 personnes visiblement peu convaincues par ce projet révolutionnaire ! Les 11 contre, ce sont les voix de l’opposition, elles ne sont peut être pas entachées d’opportunisme ( M Chavannat s’est approprié le sujet pour sa campagne..c’est classique, les électeurs jugeront) donc n’en tenons pas compte. Mais les 12 autres viennent de votre majorité, les ralliés de Rennes métropole écologie notamment (dont il se murmure qu’ils aimeraient bien réintégrer leur maison d’origine…lassés de servir d’appoint ?). Eux aussi sont donc des « égoïstes » qui ne prennent pas en compte l’intérêt général ? ou n’ont-ils pas vu, comme nous, ce que le projet avait d’innovant ?
    Car enfin de quoi s’agit il ?

    Pour vous ce projet sert à « ouvrir nos lieux culturels à d’autres populations » et qui peut ne pas être d’accord avec ça ? le problème n’est donc pas l’intention, fort louable, mais la réalité qui se cache derrière. En quoi l’espace lecture est-il plus ouvert et favorise t-il la venue d’un nouveau lectorat ?
    L’accueil des crèches et des assistantes maternelles ? cela se faisait déjà dans le cadre de l’ancienne bibliothèque. Les animations autour du livre, les rencontres avec des auteurs ? cela se faisait déjà dans l’ancienne bibliothèque comme cela se fait toujours dans les autres bibliothèques de quartier. Et elles ne sont pas plus nombreuses qu’avant. Il reste la présence, à l’étage, de 2 compagnies résidentes (Lumière d’août et Caravane compagnie.) qui sont censées « animer » le fameux espace. Lumière d’Août est présente sur de nombreux lieux culturels de l’agglomération rennaise. Elle a présenté une « Zone d’Ecriture Publique » en décembre 2010 à St Martin. La Caravane compagnie est une troupe qui travaille essentiellement en Loire Atlantique où elle est basée ; elle a effectivement proposé une « caravane des lecteurs » le 14 décembre et un « rendez vous de lecture découverte à voix haute et à plusieurs » le 23 février qui a donné lieu à un compte rendu dans Ouest France qui se terminait par « Au début, les participants sont un peu désarçonnés par l’exercice, mais lorsque la glace est rompue, ils se prennent vite au jeu. C’est le cas de Jean qui considère l’expérience positive et qui reviendra » Si c’est pas une bonne pub ça ! C’est sûrement très bien, mais est ce vraiment ces non lecteurs qu’on est censé devoir amener au livre qui vont profiter de ce type d’expérience ? C’est déjà déconcertant pour un lecteur averti, à l’aise avec la chose écrite..alors un non lecteur, celui qui, nous a-t-on dit, n’ose pas entrer dans une bibliothèque !

    Quoi d’autre de nouveau ? L’accès à un stock réduit de livres, qui fonctionne grâce à des bénévoles puisqu’il n’y a plus de bibliothécaires à l’espace lecture, qui remplissent à la main des petites fiches en carton, comme au bon vieux temps.. Et surtout un accès limité à 3 plages horaires : mardi et jeudi 16h30-18h30, mercredi 10h00-12h00. Pratique quand on travaille ! C’est fermé le mercredi après midi, fermé le samedi, fermé pendant les vacances scolaires… Et on va attirer de nouveaux lecteurs ainsi ?

    En résumé, de louables intentions et du vent derrière… C’est ça que nous avons dénoncé. On a lancé un concept et on en a bâclé la réalisation en fourrant à la hâte des trucs dans une coquille vide, sans concertation avec les lecteurs actuels et sans demander aux gens ce qu’ils souhaitaient vraiment. Ah si, il y a eu une grande enquête de la ville (comme par hasard quand ça chauffait à St Martin) pour demander aux gens ce qu’ils souhaitaient, notamment concernant les jours et horaires d’ouverture ..enterrée l’enquête ??

    « Je rappelle que les socialistes ont toujours pris leurs responsabilités face aux choix qui leurs semblaient bons pour l’intérêt général. » dites vous. (c’est le 2è marqueur de votre appartenance politique…) « Si à l’époque, il avait fallu écouter ceux qui criaient le plus fort, il n’y aurait pas eu de métro à Rennes ni de centre piétonnier… Et le maire ne s’appelait pas Daniel Delaveau. » Je ne me sens pas concernée, ayant, comme je l’ai dit, voté pour Hervé avec grande constance !
    Quant à lire la position de Marc Hervé sur son blog.. merci mais j’ai déjà entendu plusieurs fois la bonne parole (dans des discours d’ailleurs assez laborieux et convenus, pardon de le dire) et rien que la profession de foi me suffit…je ne suis pas très portée sur la langue de bois politique….

    Pardon d’avoir été aussi longue ! Mais puisque dorénavant la municipalité « dépiaute le moindre écrit paru sur le web évoquant Rennes » ( cf article du Mensuel de Rennes du 27 janvier 2011), autant lui dire tout ce qu’on pense. Comme cela, si elle se prend une claque en 2014, elle ne pourra pas dire qu’elle ne comprend pas pourquoi…

    Bonne soirée, Marc (pardon Sylvain !)

  5. Sylvain

    Chère Marido,

    Le moins que l’on puisse dire c’est que vous êtes vous même partisane, alors pourquoi me reprocher vous mon engagement ? J’ai plutôt tendance à valoriser celles et ceux qui s’engagent pour le collectif. En ce sens, je ne peux qu’avoir du respect pour le votre. Je comprends aisément que vous soyez attachées à ce qui était, mais je crois que le rôle des responsables politiques, ce n’est pas de faire que de la gestion courante de l’existant. La société évolue et les pratiques culturelles également. La lecture n’y échappe pas. On peut en être désolé. Ou pas. Mais c’est un fait. Et il doit être pris en compte. Je ne vais pas, ici, rapporter l’Histoire des bibliothèques mais tout comme l’invention de l’imprimerie au XVe siècle a modifié les bibliothèques et a, progressivement, rendu le livre de plus en plus « accessible », les nouvelles technologies (entre autres) modifient l’approche de la lecture. De plus Rennes n’a pas à rougir de sa politique globale en direction de la lecture, en plus des Champs libres se sont 11 bibliothèques qui maillent la ville dont une située à, à peine 15 mn à pied de l’actuelle espace lecture de St Martin auquel il faut rajouter celui de C18.
    Je suis plutôt tenté de vous inviter à poursuivre ce que vous faites aujourd’hui. A savoir regarder ce qui se fait pour, objectivement proposer de façon constructive des évolutions peut être nécessaire mais en gardant à l’esprit l’intérêt général et non la somme d’intérêts particuliers.
    Pour ce qui est du vote en conseil municipal, je pense effectivement que l’opposition de droite y a vu une opportunité électoraliste. Ce qui est un comble quand on sait la casse du secteur culturel que conduit le gouvernement de droite et qui n’est en rien comparable avec la volonté, peut être mal comprise, de la municipalité rennaise,d’accompagner les évolutions culturelles. Pour ce qui est de l’abstention (qui n’est pas un vote contre), elle est la démonstration que le PS n’est pas aussi hégémonique que certains l’affirment. La majorité municipale de gauche est plurielle, et c’est tant mieux. Le Front de gauche et EE les Verts ne sont pas les adversaires du PS. Les seuls adversaires se sont l’UMP et le Front national.
    D’après vous rien a changé par rapport à ce qui se faisait auparavant, alors pourquoi rejeter ce qui se passe ? laissons le temps au temps, et mesurons les effets de cette nouvelle proposition. Tous les habitants de St Martin ne partagent pas votre analyse, cela ne veut pas dire que vous avez tord, ça ne veut pas dire non plus que vous avez raison. Comme je l’ai dit précédemment, dire que la ville brade la lecture alors qu’elle a maintenu son budget lecture – et vous savez comme moi, que la situation budgétaire est « tendue » – est pour le coup une formule fausse et raccourcie qui ne reflète en rien la réalité et la motivation politique des élus de gauche rennais.
    Enfin, pour être précis, ce n’est pas la municipalité mais Rennes Métropole (être précis permet parfois d’éviter certaines approximations, mettons les bons mots sur les bonnes situations) qui s’intéresse effectivement à ce qui se dit et surtout à la façon dont sont perçus, non pas les politiques, mais le territoire et ce qui s’y fait afin de mieux connaitre les attentes des uns et des autres. C’est une nouvelle forme de consultation, qui s’appuie là encore sur les nouvelles technologies et les évolutions qu’elles entrainent. Les défenseurs de la démocratie participative devraient s’en féliciter.

    Je vous confirme que je m’appelle bien Sylvain. Être d’accord avec Marc Hervé ne m’empêche pas d’avoir un esprit libre et une opinion personnelle. Je pourrais vous demander si vous vous appeler Catherine Phalippou, mais je pense que c’est votre droit de penser comme elle. Tout comme c’est le mien d’être convaincu que Marc Hervé a raison. Pas pour lui, pas pour moi mais pour l’intérêt général. Il est quand même surprenant de dénoncer ce que vous appelez un manque de concertation et de refuser qu’un autre que vous est un point de vue différent du votre.
    Bonne fin de journée

  6. Catherine Phalippou

    Versatile Monsieur Sylvain… Le 8 mars vous réclamiez, aux commentateurs d’un article de page voisine de ce même web magazine, de centrer enfin les discussions sur le Conseil Général, et le lendemain, vous vous fendez vous-même d’une diatribe contre les égoïstes inconséquents que sont ces lecteurs-électeurs rennais incapables de gérer leur emploi du temps pour la « cause » des non-lecteurs…

    L’emploi du temps des lecteurs, de nos quartiers St Martin et Dinan Chézy attenant, depuis la fermeture de la bibliothèque St Martin (je parle de ceux qui n’ont pas perdu courage et qui n’ont pas tout bonnement cessé – au vu des difficultés – de vouloir lire librement en bibliothèque municipale) est objectivement grevé de 36′ réclamées à un adulte, et de bien plus si les petites jambes d’enfants ou celles de personnes âgées vous accompagnant vous imposent un pas ralenti = parce que les 18 minutes de l’aller [calculées par « Mappy »] s’additionnent à celles du retour. Qu’est-ce dans un quotidien de lecteur ? Eh bien ce sont autant de précieuses minutes sans pouvoir fouiller pour dégoter « le » livre de la semaine, ou savourer la lecture sur place avec ses enfants qui adorent eux aussi fouiller dans les bacs à livres,… des minutes sans pouvoir échanger avec le ou la bibliothécaire; mais là, la question il est vrai ne se pose plus maintenant à St martin, étant donné que ce sont des bénévoles que nous sert l’Espace-Lecture). Si j’ose d’autre part évoquer la question financière des frais de transport, nul doute que nous serons taxés de bobos « qui se la jouent » (études sociologiques chéries…). Quand on aime (lire) on ne compte pas (c’est bien connu, et la FNAC inaugurée en si grandes pompes, tout sourires et avec force d’applaudissements, saura accueillir avec une grande sollicitude cette classe moyenne en mal de culture).

    Bref, nous avons reçu dès le départ l’interdiction de nous plaindre, est-ce que pour autant nous serions obligés de nous taire ?

    L’intérêt général n’est pas construit par celui qui veut avoir le dernier mot, mais par celui qui pose les bonnes questions pour amener à la réflexion, afin que le plus de personnes puisse bel et bien « vouloir » ensuite, au moment du choix électoral, et non seulement opiner en admirant comment tel(le) ou tel(le) pourrait bien parler ou écrire. La rhétorique doit être au service du débat, uniquement du débat.

    Un débat réclame le respect, et s’accommode des différences. Nul n’est infaillible et c’est en dialoguant que s’éveille notre conscience à nos erreurs. Par contre supporter des erreurs, y persévérer conduit à la faute. Et persévérer dans la morgue envers toute expression citoyenne critique est une faute du PS. Si la droite menace tant dans ce canton, à qui la faute ? A ces citoyens qui faisaient des votes de confiance jusqu’ici au PS mais ont perdu confiance ? Electoraliste a été, est Monsieur Chavanat, technocrates ont été, sont les élus actuels du PS local. Bon, si vous estimez que cette confiance perdue est négligeable, eh bien, tant pis. Puisqu’il faut que vous entendiez la voix des urnes, je recommande un choix à gauche : Europe Ecologie Les Verts. Votez bien !

  7. Sylvain

    Madame Phalippou
    La constance de mes arguments devrait vous inviter à revoir la définition de versatile. Il est vrai cependant que votre instrumentalisation de la transformation de la bibliothèque en espace lecture au profit de votre candidature aux cantonales me laisse perplexe quant à vos connaissances des prérogatives d’un conseil général. Pour autant les jours passent, et je commence à m’habituer à nos échanges. J’espère qu’ils se poursuivront après la campagne des cantonales afin que vous puissiez, enfin, m’expliquer votre projet pour le département. A ce sujet, je n’ai rien lu de votre part et je me demande si vous ne vous êtes pas trompée d’élection. Mais peut être pourriez vous m’expliquer vos projets en matière d’action sociale par exemple, durant une balade à pied entre la maison bleue et la bibliothèque de Bourg Levesque. En fonction de l’importance de vos proposition nous pourrons, ou non, faire l’aller retour. Dans le même temps nous mettrions un point final à ce petit débat qui nous oppose autour du temps qu’il faut pour parcourir cette distance. 18 minutes selon vous (pardon selon Mappy, mais est ce que vous n’avez pas vous même essayée ? Vaste débat…
    Je suis d’accord avec vous, persévérer dans ses erreurs conduit à la faute. Le tout est de savoir où sont les erreurs et qui les porte. Pour moi, avec tout le respect sincère que je porte à votre personne, à votre candidature et à votre engagement je pense que vous êtes dans l’erreur. Pour autant, je maintiens, n’étant pas versatile, que nos seuls adversaires sont l’UMP et le front national.
    A bientôt

  8. Catherine Phalippou

    Charmante proposition de déambulation péripapéticienne entre l’ancienne bibliothèque St Martin et la bibliothèque de Bourg L’Eveque mais qui en effet sortirait des limites du Canton Rennes Nord dont nous n’ignorons pas les contours. Que vous m’en pensiez capable flatte la lectrice d’Aristote que je m’applique d’être.
    Pour ramener à votre invitation de réflexion sur ledit canton et aux propositions d’Europe Ecologie Les Verts en matière de département, je vous renvoie au blog de Jean-Marie Goater [http://jeanmariegoater2007.over-blog.fr/] et modestement à celui de sa suppléante[http://saintmartintamarre.unblog.fr/].
    Mais peut-être Sylvain veut-il décidément avoir le dernier mot et rajouter autre chose ?
    Cordialement à tous les électeurs et électrices.
    Catherine Phalippou

  9. Sylvain

    Madame Phalippou,

    Je ne souhaite absolument pas avoir le dernier mot. Ayant lu votre prose, j’imagine que cela me sera impossible.
    Au delà de ce qui me semble être une erreur – je crois que l’on dit « péripatéticienne » et non « péripapéticienne » – Je tiens malgré tout à saluer vos connaissances en étymologie grecque et en la doctrine d’Aristote. Vous faites honneur à votre profession de prof de philosophie. Pour autant faisons attention à ne pas utiliser trop de Grec ancien. Cela pourrait nuire à la compréhension des uns et des autres : le terme original, et la signification qu’on lui accorde aujourd’hui, ayant évolué dans le temps, il peut prêter à confusion. Aussi, et pour ne laisser aucun doute aux lecteurs qui nous liraient, « péripatéticienne » vient du grec ancien : péripatétikos, qui signifie « qui aime se promener en discutant ». Le philosophe Aristote avait lui l’habitude d’enseigner en se promenant.
    En ce qui me concerne, même si on peut y voir des liens certains, je ne vous proposais pas une discussion philosophique mais une discussion politique (en nous baladant, histoire de mettre fin à notre débat portant sur 3 minutes…).

    A par ça… quelles nouvelles du front ?
    Le front national, lui, semble progresser. Le gouvernement UMP poursuit sa politique de casse sociale pendant que les départements de gauche tentent, et réussissent souvent, à en limiter les effets. A titre d’exemple, je pense que la majorité départementale du 35 en place depuis 2004 n’a pas à rougir de son bilan. Qu’en pensez vous ? j’aimerai entendre la candidate que vous êtes sur cette question. j’aimerai aussi que vous puissiez argumenter et chiffrer vos propositions, qui pour certaines rejoignent celles des socialistes. Un de mes voisins me faisait remarquer que vous n’avez pas organisé de réunion publique, sur le canton, de présentation de votre projet et de votre candidature. J’imagine que vu votre demande de plus de démocratie participative vous allez y remédier…
    Encore une fois, votre parti n’est pas mon ennemi. Il défend des valeurs partagées par toute la gauche même s’il existe des différences dans leur mise en œuvre. Mais je crois qu’au lieu de nous les envoyer dans la tête, nous devrions travailler sur ce qui nous rapproche, et encore une fois, en pensant à l’intérêt général.

    Dans l’attente de vous lire à nouveau, je vous souhaite une bonne soirée.

  10. Jean-Marie Goater

    Bonjour, comme d’habitude et à chaque élection, Sylvain prend la défense, et parfois bien maladroitement, du Parti socialiste. Cette habitude de bon petit soldat le conduit à artificiellement poursuivre un débat en multipliant les courriels jusqu’à ce que les autres se lassent et qu’il signe le dernier post. Avant qu’il me réponde une fois encore, je tenais à lui préciser la question des réunions publiques.
    Europe écologie Les Verts a décidé de faire une campagne collective et coordonnée entre les différents candidats du département et particulièrement entre les candidats de Rennes. Cette démarche collective, d’entraide, me conduit à aller soutenir d’autres candidats et permet la mise en valeur des suppléants, des personnalités moins connues, bref à faire vivre la démocratie. A Rennes, nous avons prévus d’organiser deux grandes réunions communes. L’une a réunie plus de 250 personnes à la salle de la Cité sur les ondes électromagnétiques la semaine dernière. Et nous prévoyons une autre réunion publique jeudi 17 mars au Triangle à 20h30 avec Pierre Larrouturou (ancien membre du conseil national du Parti Socialiste) et Karima Delli (député européenne et animatrice des jeudi noir). D’autre part, ma présence régulière sur différente esplanade du canton et ma disponibilité constante, compense largement l’organisation d’une réunion dans les frontières du canton. Mais si cela ne suffisait pas aux yeux des adhérents du PS, je leur rappelle notre demande de débat contradictoire entre les principaux candidats, demande restée sans suite. Marc Hervé aurait-il peur de débattre avec les autres candidats ? Ou bien Sylvain n’aurait-il pas transmis notre demande comme je lui avais demandé de le faire ?
    Je reste à la disposition de toute demande pour expliquer ou détailler notre programme disponible dans vos boites aux lettres ou sur notre site internet.
    cordialement, Jean-Marie Goater

  11. Sylvain

    Bonjour Jean Marie,

    Comme je te l’ai dit hier, tu devais être de mal réveillé samedi matin pour me laisser ce message. Peu importe, la question n’est pas là…
    Tu réponds aux questions que j’avais adressé à madame Phalippou de façon partielle. La question était de savoir quand organiserez vous des réunions sur le canton permettant d’entendre votre point de vue sur la politique menée et à mener par le conseil général. C’est dans la proximité que l’on écoute le mieux, pas dans une salle où se succèdent des orateurs. Cela s’appelle un meeting et non une réunion publique. Je vous croyais adepte de la démocratie participative. Je me souviens parfaitement de ta demande de débat contradictoire (demande transmise). Encore une fois cette demande portait sur un sujet n’entrant pas dans les compétences du conseil général. Mais ne t’inquiète pas le débat aura lieu, il est même inscrit à l’agenda du conseil municipal. Et tu le sais déjà. Ce que tu fais là c’est une tentative de récupération politique. C’est votre stratégie. Nous avons pu le vérifier ce weekend. Trouves tu normal que dans le cadre d’un festival de littérature organisée par 60 bénévoles, une maison d’édition, à l’intérieur du festival, se permettent de distribuer de la propagande politique sous la forme d’un marque page ? Trouves tu normal de déclarer, à une personne faisant la remarque que les bibliothèques n’entraient pas dans les prérogatives du conseil général « on s’en fout, les électeurs ne connaissent pas les prérogatives du CG ! » Belle leçons de démocratie !!! Moi qui pensait que les partis républicains avaient aussi une mission d’éducation populaire.

    Puisque tu dis toi même que je prends la défense du PS de façon parfois maladroite, j’en conclu que ce n’est pas toujours le cas à tes yeux. Je ne sais pas ce qu’il en est pour toi cette fois ci. Ce que j’affirme par contre c’est que je m’appuie sur des faits. juste des faits.

    Bonne fin de journée

  12. Jean-Marie Goater

    De plus en plus fort, Sylvain !
    Si nous souhaitions un débat contradictoire, c’était sur l’ensemble des politiques du Conseil Général mais aussi sur les préoccupations des habitants du canton et donc de certains sujets municipaux. J’apprends par ton commentaire le refus de marc Hervé qui s’en remet au débat municipal… après les élections.
    Quant à tes remarques sur une distributions de marques-page. Je vais tout de même informé les lecteurs. Oui nous avons diffuser des marques pages incitant les visiteurs à voter, mais nous l’avons fait à l’extérieur du salon, sur le domaine public. Il est de notre devoir d’agir contre l’abstention. Il est de notre devoir de sensibiliser la population à l’exercice de la démocratie. Il me semble d’ailleurs que c’est un des objectifs des acteurs sociaux du quartier Maurepas. Nos marques pages ont été très bien accueilli par les visiteurs et seuls quelques socialistes jaloux de notre succès ont eu quelque chose à dire contre cette distribution externe qui avait eu lieu d’ailleurs l’an passé pendant les régionales sans que quiconque trouve quoi ce soit à redire. A noter, que nous avons eu les félicitations de Jean-Louis Tourenne pour notre action. Je précise que des marques pages équivalents ont été fait pour la plupart des candidats d’Europe écologie Les Verts du département et que celui-ci n’a pas été fait spécifiquement pour le festival Rue des Livres dont pourtant je suis un pilier depuis la première édition.
    Comment peux-tu parler de récupération politique quand le matin même, M. Delaveau, M. Préault, M. Anneix, et tout un parterre d’élus socialistes, sont venus inaugurer la manifestation ? Comment peux-tu, enfin, parler au nom des bénévoles ? Moi qui ait aussi donner du temps pour l’organisation de cette manifestation et ce depuis l’origine.
    Interdire l’exercice de la démocratie sur l’espace public, est-ce la nouvelle politique que défend Sylvain Le Moal ?
    Pour finir, heureusement que tu n’es pas toujours maladroit quand tu défends tes idées. Arrête cependant de te concentrer sur moi ou sur Catherine. Notre adversaire commun est bien moins sympathique et pourtant redoutable.
    Au plaisir d’en discuter prochainement avec toi comme avec les lecteurs de notre correspondance.

  13. Sylvain

    Petite précision concernant ce message : A la différence de Jean Marie Goater, je ne suis mandaté par personne et je ne suis candidat à rien. Je ne fais que déclarer ce que je pense !
    De plus en plus fort Jean Marie Goater !
    Je comprends que tu fasses de la lecture ta priorité de campagne puisque, à priori, tu as des problèmes de lecture. Je n’ai pas évoqué dans mon post précédent votre distribution extérieure – si extérieure que les personnes rentrants dans le festival étaient obligés de passer entre vous, j’y reviendrai- j’ai parlé d’une maison d’édition, à l’intérieur du festival, qui s’est vu demandée, par l’organisation du festival (comme si elle n’avait que ça à faire) de ranger sa propagande. Tu veux que je la cite sur un forum public ? Tu veux aussi que je cite une de tes amies, qui déplore la transformation de la bibliothèque de st Martin et qui déclare sur le festival : « c’est une mauvaise idée de faire ce festival à Maurepas, les amateurs n’osent pas venir, ce n’est pas le bon quartier, ma mère par exemple… » ?

    Pour ce qui est du temps que tu as donné à l’organisation de ce festival, peux tu me dire à quelle année tu te refaire : 2011, 2010, 2009, 2008… Je n’ai pas souvenir de te croiser à une de ces réunions. Alors, oui je me permet de te parler au nom des bénévoles, dont j’étais, ce weekend.
    Les bénévoles, et le courrier que tu recevras dans quelques jours qui te le rappellera, ont trouvé déplorable qu’un parti politique (quel qui soit) instrumentalise leur festival. Je pense que tu dois te souvenir des retours que l’un d’entre eux (qui en est, en quelque sorte l’âme) t’a fait. Ta réponse pleine de mépris, vis à vis d’un habitant (qu’on ne peut soupçonner d’appartenance politique au PS) engagé dans la vie de son quartier questionne ta capacité à entendre,toi qui te fais l’apôtre de la démocratie participative. Et s’il est du devoir de tous les partis de lutter contre l’abstention et de sensibiliser à l’exercice de la démocratie, il est du devoir de tous d’être honnête. A ce propos je te renvoi, une fois encore, à ton propos : « on s’en fout, les électeurs ne connaissent pas les prérogatives du CG ! » Belle démonstration de sensibilisation démocratique !

    Je suis surpris. Toi qui rappelles, à juste titre, être un ancien élu municipal sous le mandat de Edmond Hervé, tu reproches à des élus de venir inaugurer une manifestation, financer à 100% par des fonds publics. A ce propos, encore une belle démonstration, que la ville de Rennes ne brade pas sa politique vis à vis de la lecture. Aurais tu oublié, qu’avant d’être un élu de tel ou tel parti, les élus sont avant tout des élus du peuple. A ce titre il semble normal qu’ils aillent inaugurer des manifestations au noms des habitants de la ville, d’autant qu’ils étaient invités à le faire. S’ils n’étaient pas venus, qu’aurais tu dit ? Tu es bien venu y vendre des livres, qui te le reproche ?
    Pour finir, je ne fais que répondre. Je ne m’en prends nullement à toi ou à madame Phalippou. je regrette même la forme que prend nos échanges. Je suis content que tu te ranges à l’idée que je défends depuis le début de ces échanges : notre adversaire commun ne mérite pas que l’on se déchire.

    Je ne doute pas que je te lirai bientôt
    Bonne continuation

  14. Jean-Marie Goater

    A Sylvain,
    tu mélanges tout, tu es confus, mensonger, hargneux. Je préfère rompre cet échange qui se transforme en obsession de ta part. Je n’ai jamais caché ce que je suis. Ma maison d’édition comme mon café-librairie est à mon image. Je ne vis pas de subvention. Je suis complètement libre. Et quand tu parles d’instrumentalisation, permets-moi de te parler d’hypocrisie. Tu rapportes des propos hors de tout contexte. D’ailleurs sans aucune distinction. Juste dans une volonté de nuire.

  15. Sylvain

    Jean Marie,
    tu as le droit de me trouver confus. Tu as le droit de penser que je mélange tout. Tu as même le droit de me trouver hargneux (ce que je sais ne pas être à ton endroit). Mais je n’accepte pas que tu me traites de menteur. Encore une fois, je ne m’appuie que sur des faits, que ta surenchère me conduit à expliquer. Tu parles d’obsession de ma part. Si tu reprends le fil des échanges, tu constateras que je n’ai fait que répondre à des commentaires qui me paraissaient erronés. je ne traite pas, moi, les différents intervenants de menteurs. Même si je ne pense pas comme eux . C’est tout. C’est mon droit ! Comme c’est leur droit de penser que je me trompe. Mais dans le respect des uns et des autres.
    Quant à ma hargne supposée, je ne peux que te ramener à vos propres commentaires concernant Marc Hervé depuis des mois : « le fils de », le « trop jeune » (je ne savais pas que c’était un défaut pour vous), et j’en passe…, ou contre moi même (qui ne suis candidat à rien) : le petit soldat, le menteur, le vendu, le versatile. On a même supposé que je n’existais pas. Tout ça pour avoir exprimé une opinion contraire à la votre.
    Oui, il est vrai que je vis de subventions puisque je travaille dans le secteur associatif et que mon salaire ne m’est assuré que parce que nous sommes soutenus par des collectivités locales (la ville et le conseil général entre autres…). Je pensais que tu souhaitais – tout comme moi- le développement du secteur de l’économie sociale et solidaire… me suis je trompé ? Dois je commencer à chercher un autre boulot si tu accèdes aux responsabilités ?
    Et , honnêtement, aucune collectivité locale ne t’achète de livres ?
    Arrêtons là ce débat qui dérape. Je n’ai rien contre toi. Si tu t’es senti blessé, sache que moi aussi. Je l’ai déjà dis par ailleurs, la gauche mérite mieux, la démocratie mérite plus.
    Bonne fin de campagne à toi,

  16. Marido

    Super le niveau des débats messieurs ! Et après vous vous étonnerez qu’il y ait de l’abstention !!
    Au moins aurais je appris qui était le fameux Sylvain ….

  17. Jean-Michel MARTIN

    Bonjour,

    J’aurais préféré que Sylvain LE MOAL se déclare dépendant sur le plan financier de la ville de Rennes, dans ses premiers écrits, ce qui n’aurait en rien infirmer son argumentaire ; au contraire, tout le monde aurait pu comprendre que par loyauté, il ne souhaitait pas mordre la main qui le nourrissait (ce qui est plutôt respectable) .

    Or son argumentaire au sujet de la suppression des éléments culturels de proximité (la bibliothèque en l’occurrence) montre bien, à l’instar de nos élus, qu’il était jeune, en bonne santé, dynamique et qu’il n’envisageait même pas que des handicapés ou que des personnes vieillissantes ne puissent pas assumer les 15 minutes pour se déplacer sur 1km, 2 à pied ou en fauteuil vers une vraie bibliothèque de quartier (j’oublie volontairement le retour chargé de livres) .

    François ANDRE nous a fait tout un discours sur ce que faisait le Conseil Général sur les handicapés moteurs à la réunion du 10 mars, en ajoutant qu’il ne faisait sans doute pas assez . Je souscris volontiers à ses propos mais il a oublié de préciser que la fermeture d’éléments culturels de proximité participe à une exclusion voire un « ostracisme » par rapport à une culture de quartier .

    J’ai tenu, pour ma part, une permanence pour comptabiliser les habitants qui venaient retirer des livres en fin juin 2010 à l’ancienne bibliothèque et j’ai pu voir un handicapé moteur venir retirer ses livres en passant par l’ancien sas de l’ancienne bibliothèque .
    Je défie maintenant n’importe quel handicapé, muni d’un fauteuil, de pouvoir passer par le sas de la Maison Bleue sans aide extérieure . Les valides ont déjà du mal à le franchir .

    Cela, sans doute, n’est qu’un détail pour vous mais nous avons également beaucoup de personnes âgées sur le quartier, qui ne sont pas en résidence médicalisée, mais qui profitaient de la bibliothèque de proximité .

    Alors pourquoi pratiquer l’exclusion d’une partie défavorisée de la population pour en favoriser une autre ?

    Je ne vois dans cet esprit que d’opposer les uns aux autres et surtout de favoriser les plus nombreux sur le plan électoral (Marc HERVE ayant dit à l’un d’entre nous que les statistiques montraient que nous ne faisions pas le poids sur le plan électoral) .

    Je vais me répéter mais nous n’étions absolument pas contre l’initiative de « l’Espace lecture » qui pouvait fort bien coexister avec une vraie bibliothèque . Nous ne demandions que l’expérimentation pendant un an .

    Marc HERVE n’a pas souhaité soulever le problème budgétaire, lors des réunions publiques, pour ne pas s’entendre dire que la municipalité privilégiait le bétonnage plutôt que le culturel . Quand on est aux commandes, c’est un choix politique .

    Or, quand je lis que le quartier Bréquigny se glorifie d’avoir une bibliothèque intégrée dans le nouvel espace commun Aimé Césaire des champs-Manceaux, que le Thabor se glorifie (voir le discours de Sébastien SEMERIL de 2011pour les voeux) d’avoir obtenu la bibliothèque Lucien ROSE, pourquoi voulez-vous que le quartier St Martin ne se sente pas lésé par cette privation d’équipement de proximité que d’autres se glorifient d’avoir obtenu ?

    En bref, nous avons un « élu de quartier » qui aspire à obtenir des fonctions au Conseil Général mais qui n’est même pas capable de défendre les intérêts des plus faibles sur le quartier dont il a la responsabilité (je fais allusion aux handicapés et aux personnes âgées qui sont obligés de payer un impôt supplémentaire en se payant deux tickets de bus pour aller à la prochaine bibliothèque) .

    Comment pourra-t-il défendre les intérêts de toute une collectivité sur la région s’il n’est même pas capable de défendre celle dont il a la charge à ce jour sur les quartiers dont il est responsable ?

    Voilà des problèmes que j’aurais aimé voir en débat plutôt que des problèmes d’égo qui n’apportent rien sur le devenir politique des quartiers ou de la région .

    Nous sommes à trois jours du premier tour des cantonales et ces problèmes cruciaux n’ont toujours pas été débattus .

    J’espère que la suite de ce débat pourra voir une ébauche de recadrage vers de l’argumentation moins égocentrique .

    Bien cordialement . J.M. MARTIN

  18. Sylvain

    Après avoir été traité de versatile, de menteur, de hargneux, voilà que M. Martin me soupçonne être achetable. Tout ça parce que j’ai eu l’outrecuidance de participer à un débat public et d’exprimer mon désaccord à propos de commentaires tout aussi publics alors que je travaille pour une association de loi 1901… Et la prochaine attaque ce sera quoi, on m’accusera d’avoir un emploi fictif ?
    Moi qui pensait que Jean Michel Martin était un sympathisant d’Europe Ecologie Les verts (ce qui en soit ne me dérangerait pas). Je découvre qu’il doit plus certainement rouler pour l’UMP, comme l’atteste sa vision soupçonneuse vis à vis des salariés du monde associatif. Peut être que tout simplement M. Martin pense qu’il est inconcevable, pour quiconque ayant un emploi relevant de près ou de loin du service public, de participer à un débat d’idées, et cela même sur un temps personnel. Les 8000 salariés de la ville de Rennes, les 500 salariés associatifs de notre commune, les agents hospitaliers, les policiers, les pompiers seraient heureux de l’apprendre. Dans votre logique, les entrepreneurs et leurs salariés, travaillant sur un chantier public sont ils aussi concernés ? Peut on conserver au moins notre droit de vote ?
    Mais peut être que dans l’esprit de M. Martin sa logique ne va pas si loin. Peut être que pour M. Martin, tout le monde a le droit de participer à la condition que l’on pense comme lui. En d’autre temps et/ou en d’autres lieux, on appelle ça comment ?

    M. Martin, si vous étiez resté plus que 12 minutes à la réunion du 10 mars, et si au lieu de compter les participants vous vous étiez concentré sur le débat, vous auriez su qu’en 2010 le conseil général a consacré 90 millions d’€ à sa politique en faveur des personnes handicapés (environ 95 €/ hab) ce qui le place dans les tous premiers département français sur ce sujet. Travaillant, entre autre, avec des personnes en situation de handicap et ayant, avec eux, visité Bruxelles, je peux vous assurer que Rennes s’attelle, et ce depuis longtemps, à rendre la ville le plus accessible possible (et en la matière, il restera toujours à faire, et les propositions de tous sont les bienvenues) comme l’atteste ce témoignage :
    «Comme d’autres villes moyennes, telles Grenoble ou Metz, Rennes est exemplaire en matière d’accessibilité», confirme l’Association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh), qui souligne que ces communes ne sont pas représentatives des efforts habituellement consentis par les collectivités locales. Sur 100 lignes de bus, 37 sont adaptées pour les personnes handicapées et l’unique ligne de métro, ouverte en 2002, est un modèle à suivre. «On peut facilement cheminer jusqu’aux ascenseurs, on ne risque pas de tomber sur la voie puisque les quais sont vitrés et les arrêts sont systématiquement annoncés vocalement», détaille Bernard Merlet, membre de Handicap 35 et non-voyant. intégralité de l’article :

    http://www.liberation.fr/societe/01092302420-a-rennes-ca-roule

    Si, je ne doute pas que M.Martin a de la mémoire, elle me semble sélective, aussi je me fais le devoir, de lui rappeler quelques éléments de fonctionnement de l’espace lecture : Il est toujours possible d’emprunter (gratuitement) des livres parmi les 5000 ouvrages proposés (et ce, suite à la demande des habitants, comme quoi, la concertation existe). il est également possible de commander des livres dans une autre bibliothèque de la ville et de les retirer à l’espace lecture de St Martin. Il n’est donc pas forcement nécessaire de se déplacer. Et si vous préférez vous rendre à la bibliothèque de Bourg Levesque (ou autre) afin de « toucher et « sentir » les livres avant de les lire (ce que je comprends, je suis moi même un amoureux des livres), et que vous ne souhaitez pas, ou ne pouvez pas, faire les 15mn de marche nécessaire vous pouvez prendre le bus, en vous acquittant de votre titre de transport (ticket 1 heure / 1,20€, abonnement en fonction de votre profil, gratuit pour les moins de 6 ans). Je rajouterai que dans les exemples que vous prenez il est possible de bénéficier du service Handistar (1,20€) et pour les personnes âgées de + de 65 ans, d’acheter un abonnement mensuel à 25 €. De plus, les transports (bus et métro) sont gratuits pour les personnes dont le revenu mensuel est de moins de 977 € pour une personne seule. N’est ce pas là, une politique visant à défendre « les plus faibles » comme le dit M. Martin.

    Peut être que M. Martin souhaiterait que les transports soient gratuits pour tous. A ce propos, il est toujours bon de rappeler, qu’au bout de la chaine il y a toujours quelqu’un qui paye. Si les transport étaient gratuits, les recettes provenant des usagers devraient être trouvées ailleurs. Sur quel budget ? la culture, la cantine scolaire, le monde associatif, la santé, l’environnement… En somme, si je comprends bien M. Martin, « on veut payer moins mais bénéficier de plus de services de proximité ».

    Au risque de me répéter, et pour ne pas laisser M. Martin dans l’erreur, la transformation de la bibliothèque en espace lecture n’a pas été guidée par des choix financier. Bien que les recettes provenant de l’Etat soient en baisses, la Ville de Rennes a maintenu son budget lecture, il s’agit donc de redéfinir à partir de moyens identiques (humains et financiers) un service public capable de prendre en compte l’évolution de pratiques que l’on ne peut pas nier, tout en ouvrant nos lieux culturels à d’autres populations. A ce propos les exemples que cite M. Martin démontre que la ville ne brade pas sa politique en direction de la lecture. Rennes c’est 11 bibliothèques, 2 espaces lectures (un article de Ouest France, vantait les mérites de celui de C18, il y a peu) + la bibliothèque des Champs Libres. Beaucoup de villes similaires à Rennes, ne sont pas aussi bien pourvues, renseignez vous !

    Que M. Martin ait oublié tout ce que je viens de rappeler n’est pas très grave. Que dans son fort intérieur il pense avoir raison, est légitime. Je pense moi même avoir raison. Ce qui par contre n’est pas acceptable, c’est la calomnie. Tous ceux (et ils sont nombreux) qui connaissent Marc Hervé ne peuvent croire vos propos concernant « les statistiques en matière de poids électoral ». A la différence de d’autres, il n’a jamais attaqué personne. Il reste sur le débat d’idées. D’ailleurs, j’admire votre courage qui se traduit par un « quelqu’un qui m’a dit ». De plus quels seraient ce type de statistiques ?
    Vous vous contredisez M. Martin. Il y a peu, vous déclariez que la bibliothèque St Martin accueillait un public divers et variés (jeunes, moins jeunes, actifs, retraités…) et qu’il ne fallait donc pas la transformer. Et aujourd’hui vous déclarez qu’il existerait des statistiques uniformes concernant le faible poids électoral de sois disant lecteurs. Il faut que vous nous expliquiez : Il y avait beaucoup de monde ou il n’y en avait peu au regard de la population du quartier ? Une chose est sûr, le nombre de carte de bibliothèque à St Martin était en baisse depuis 2005.

    Quant à votre déception concernant le contenu des débat, je ne peux qu’être désolé que vous n’ayez pu assister qu’à une réunion publique sur les 4 organisées (je ne compte pas celle où vous avez fait une apparition éclaire). Peut être auriez vous appris des choses. De plus à la réunion à laquelle vous avez assisté, les seules questions que vous avez formulé concernaient l’espace lecture de St Martin. C’est surprenant, mais remarquable, qu’aujourd’hui vous souhaiteriez porter le débat, enfin, sur les prérogatives du Conseil Général.

    Désolé d’avoir été aussi long, mais quand erreur et calomnie se confondent dans un même texte, l’obligation de clarté me semble nécessaire.

    Au final chacun sera libre dimanche de faire comme bon lui semble, mais celles et ceux (que je ne pense pas très nombreux) qui auront suivi ici ce débat (par moment plus riche qu’à d’autre il est vrai) auront pu vérifier qu’il existe différente façon d’aborder ce sujet.

    Bonne fin de journée

  19. Jean-Michel MARTIN

    Cher Sylvain,

    Je vais essayer de répondre point par point à vos interrogations .

    Outre le fait que nous sommes tout les deux président d’une association de loi 1901, ce qui nous introduit une certaine fraternité, je précise que je suis bénévole et que vous semblez être rémunéré, si j’en juge par vos propos : « Oui, il est vrai que je vis de subventions puisque je travaille dans le secteur associatif et que mon salaire ne m’est assuré que parce que nous sommes soutenus par des collectivités locales (la ville et le conseil général entre autres…) » .
    A ce propos, j’aimerais savoir si votre association est reconnue d’utilité publique ? Et puisque nous en sommes aux confidences, quel est le nom de cette association et qu’y faites-vous exactement ?

    En tant que président de « Hé, lecteur à St Martin », je me dois d’être apolitique ; c’est pourquoi j’ai assisté à une réunion du PS, une réunion de CHAVANAT qui ne se déclare pas officiellement UMP, et une réunion d’Europe Ecologie -Les Verts . Comme par hasard, ce sont les trois formations qui ont obtenues les meilleurs résultats .

    Quelqu’un qui ferait partie d’une autre obédience que celle que vous soutenez, et ayant le même esprit, aurait pu me reprocher d’avoir assisté à deux réunions du PS et une seule pour les autres formations .

    C’est pourquoi je ne suis pas venu le soir des « soit disant 12 minutes », assister à une deuxième réunion du PS mais pour entendre le discours de Monsieur François ANDRE que je retrouve régulièrement à la commission du CLSPD (Conseil Local de Sécurité de la Prévention de la Délinquance) . Je n’ai donc pas participé aux débats et pourtant j’aurais aimé demandé à Monsieur François ANDRE pourquoi le Conseil Général avait refusé de soutenir le projet VIGIK qui doit permettre aux pompiers de gagner un temps précieux afin de pénétrer dans les immeubles sécurisés (en expérimentation sur le quartier Bréquigny) .
    J’ajoute que, ce jour là, je recevais à ma table (désolé mais j’ai une vie sociale dont le planning ne s’accorde pas forcément avec le dictat des réunions électorales) et que j’ai dû demander à mes convives d’accepter une absence d’une demie-heure pour venir à cette réunion . Mon absence fut de plus de trois quart d’heure, d’après mes convives .

    Si votre podomètre est bon, votre chronomètre, donc votre évaluation du temps, semble être légèrement déréglée . Vous donnez 15 minutes pour parcourir 1km, 2 à pied alors qu’il nous a fallu plus d’une demie heure, escorté par la police nationale et occupant toute la chaussée, pour faire ce trajet ; il est vrai que nous avions quelques personnes âgées et beaucoup d’enfants (donc beaucoup de petites jambes) ; mais vous avez sans doute oublié qu’un jour vous aviez eu de petites jambes et vous ne savez pas encore que dans un futur, qui va vous rattraper, vous marcherez peut-être une canne .

    Mais nous sommes là dans des arguties conférant à la personne et même si je me sens flatté d’avoir à vos yeux une si grande importance, ce n’est pas mon ressenti quand je fais le sacrifice de mes temps de loisir pour assister aux trois commissions de la ville de Rennes sur les « modes doux » (simplifiez en organisation des pistes cyclables dans la ville), commission urbanisme, commission du CLSPD (citée supra) et ce, plusieurs fois dans l’année, de façon bénévole .

    « Si, je ne doute pas que M.Martin a de la mémoire, elle me semble sélective, aussi je me fais le devoir, de lui rappeler quelques éléments de fonctionnement de l’espace lecture : Il est toujours possible d’emprunter (gratuitement) des livres parmi les 5000 ouvrages proposés (et ce, suite à la demande des habitants, comme quoi, la concertation existe). »

    Cher Sylvain, quelle prétention de vouloir m’expliquer le résultat que nous avons réussi à négocier (il ne s’agit pas de concertation mais de négociation) avec Sébastien SEMERIL le 12 juin 2010 et qui a permis que l’espace-lecture puisse avoir un roulement de 5000 ouvrages disponibles et qu’il y ait une troisième plage horaire d’ouverture (il n’y en avait que deux de prévues) .
    Si « Hé, lecteur » n’avait pas manifesté son désaccord sur le projet initial, ce dont se flatte aujourd’hui Marc HERVE, cette structure marcherait sans doute encore beaucoup moins bien .
    Ce jour là Madame BEDEL (directrice des bibliothèques de Rennes) nous a ré-expliqué qu’elle ne pouvait pas faire cohabiter une bibliothèque avec l’espace-lecture parce que sans budget supplémentaire « elle ne savait pas faire » !
    Marc HERVE était présent ce jour là ; vous n’y étiez sans doute pas .

    Entre la directrice des bibliothèques de Rennes et ce que vous croyez être la vérité, j’accorde plus de crédit à ce que dit Madame BEDEL ; désolé .

    J’ajoute que pour des opposants à la fermeture d’un élément culturel de proximité, nous avons accepté de participer (ravalant notre opposition en personnes responsables) au pilotage de l’espace-lecture qui nous apparait toujours comme une bonne idée mais qui semble toujours aussi inefficace parce que même si nous avons réussi à négocier une plage horaire supplémentaire, la fermeture du samedi (jour où le citoyen qui travaille peut enfin respirer) n’est pas prise en compte .

    « Vous vous contredisez M. Martin. Il y a peu, vous déclariez que la bibliothèque St Martin accueillait un public divers et variés (jeunes, moins jeunes, actifs, retraités…) et qu’il ne fallait donc pas la transformer. Et aujourd’hui vous déclarez qu’il existerait des statistiques uniformes concernant le faible poids électoral de sois disant lecteurs. Il faut que vous nous expliquiez : Il y avait beaucoup de monde ou il n’y en avait peu au regard de la population du quartier ? Une chose est sûr, le nombre de carte de bibliothèque à St Martin était en baisse depuis 2005. »

    Encore deux inepties .
    Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas transformer la bibliothèque puisque j’appelais à la transformation de cette bibliothèque en médiathèque .
    D’autre part, j’ai dit que Marc HERVE avait considéré que « Hé, lecteurs » et ses sympathisants (environ 250 personnes) avait perdu l’audience qu’elle avait pu avoir lors de la chaîne humaine qui s’était faite autour de l’ancienne bibliothèque à notre initiative pour éviter sa fermeture . Dans ses dires, Marc HERVE a estimé que l’initiative de l’enterrement de la bibliothèque n’avait pas soulevé les foules, ce que j’avais personnellement déploré sur divers commentaires . Il aurait pu avoir raison en jugeant la forme ; mais vous ne pouvez pas m’acccuser de ne pas lui avoir signalé que le problème était beaucoup plus profond que les apparences n’auraient pu le laisser paraître .
    Le score du premier tour est largement parlant .

    Pour le nombre de carte en baisse depuis 2005, je ne peux pas vous donner tort si vous faites allusion de 2006 (46 034 cartes) à 2008 (37 389 cartes) ; mais ce ne serait pas tenir compte de l’ouverture des Champs Libre en 2006 qui proposait le service d’une véritable médiathèque . Or en 2009 le chiffre remonte à 39 208 cartes pour St Martin alors que les Champs Libres baissent de 9,7% de fréquentation . Hasard … ?

    J’ai vraiment l’impression que cette attitude correspond à celle des marchés financiers qui voient la baisse artificielle de l’action d’une entreprise, ayant eu momentanément de la concurrence, et qui commence à redresser son chiffre d’affaires . On ne l’aide pas à se redresser et on la « coule », aux vues de statistiques archaïques, au moment où elle commence à se relever .

    Donc dans votre phrase : « Une chose est sûr, le nombre de carte de bibliothèque à St Martin était en baisse depuis 2005. » n’est, vous le voyez, pas si sûre que ça suivant mon analyse .
    J’ajoute que ces chiffres nous ont été fournis par la Ville de Rennes, deux mois après que nous les ayons demandé, alors que Madame BEDEL et Monsieur COQUART nous avaient affirmé le 16 décembre 2009 que la fréquentation était en baisse oubliant sciemment la reprise .

    Que certains citoyens sur le quartier St Martin se soient sentis floués par des allégations partisanes ne m’étonne pas . Ce qui m’étonne c’est que ses divers conseillers aient fourvoyé à ce point, Marc HERVE, en lui fournissant de mauvaises statistiques .

    « De plus à la réunion à laquelle vous avez assisté, les seules questions que vous avez formulé concernaient l’espace lecture de St Martin. C’est surprenant, mais remarquable, qu’aujourd’hui vous souhaiteriez porter le débat, enfin, sur les prérogatives du Conseil Général. »

    Encore désolé de vous contredire, mais j’ai assisté à une réunion publique sur la « culture » (« socialisme et politique culturelle ») . Quand l’élu de quartier se présente au Conseil Général, il a le droit de répondre sur ce qu’il a fait, sur le plan culturel, dans le quartier dont il avait la responsabilité . Je lui ai juste permis d’exprimer son point de vue grâce au fait que le mien était divergent .

    Quand je suis intervenu à la réunion d’Europe Ecologie – Les Verts en disant haut et fort que la municipalité actuelle remplissait bien son rôle en demandant aux promoteurs de faire en sorte qu’une résidence dite « de luxe » puisse financer une résidence étudiante dans le même projet ; je défends la cohérence d’une volonté qui s’applique de façon pragmatique (mais vous n’étiez sans doute pas là) .

    Quand je critique une politique culturelle qui voudrait s’appliquer sans moyens, je dénonce une incohérence .

    N’ayant comme parti que celui d’améliorer le bien être de tous, je ne me sens pas obligé, ni contraint, de soutenir telle ou telle cause partisane .

    Je vais conclure en citant la phrase la plus rationnelle que vous ayez écrite : « Que dans son fort intérieur il pense avoir raison, est légitime. Je pense moi même avoir raison. »

    Bon vote . J.M. MARTIN

  20. Recette de cuisine

    Bonjour, bon article. Aveugle depuis 10 ans , j’utilise le logiciel Jaws pour pour visiter les sites et blogs. C’est parfois fastidieux. Il y a quelques temps je me suis lancé comme objectif de créer un site internet sur les recettes de cuisines, comme quoi même si rien n’est simple tout est faisable.

  21. Jean-Michel MARTIN

    Bonjour,

    Comment féliciter cette volonté qui s’exprime en ne la désignant que par « Recette de cuisine » .

    Cher …. ? J’apprécie tout de même le message envoyé ; un message où la ténacité est une valeur combattante et non pas une simple révolte d’humeur .

    Merci de nous avoir écrit ce message plein d’espoir qui vous a demandé beaucoup plus d’efforts qu’à la moyenne d’entre nous .

    Cependant, cette volonté de s’exprimer et de vivre malgré le handicap semble tellement belle que nous ne voyons pas pourquoi nous ne pourrions pas vous féliciter nominativement .

    Vous devez avoir, sans aucun doute, de bonnes raisons que j’ignore pour ne pas être transparent, mais les les choses cachées sont toujours suspectes .

    N’ayant pas la possibilité d’anticiper votre réaction, je persiste à y voir un vrai message de stimulation de vie .

    Bien cordialement . J.M. MARTIN

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